12/01/2010

Emploi : Les rendez-vous de janvier

Durant ce premier mois de l'année, les rendez vous autour de l'emploi se multiplient dans le Sud-Ouest, voici un panel de ces dates à retenir :

Studyrama.JPG

16 janvier : 3ème Salon Studyrama à Bayonne (Photo Jean-Daniel Chopin)

 

12 janvier : Afin de faciliter l'orientation des porteurs de projets, les réunions de présentation de la couveuse Anabase sont désormais programmées tous les deuxièmes mardis du mois à 14h dans ses

locaux. La prochaine réunion a donc lieu mardi prochain, le 12 janvier à 14h au 65, rue Lombard à Bordeaux, tram B arrêt cours du Médoc.

http://www.couveuse-anabase.org

 

14 janvier : Journée "Travail par missions, création d'activité" à Bordeaux, organisé par l'ITG (Institut du temps géré). Cette journée de pré-formation est gratuite pour les personnes qui souhaitent exercer une activité indépendante.

De 9h30-17h30, 9 rue de Condé à Bordeaux. Tél : 06 60 22 20 22

www.aquitaine-itg.fr

 

14 janvier : Atelier "Quelle démarche pour créer ou reprendre une entreprise" à Floirac, organisé par les Hauts de Garonne Développement.

De 9h-12h. CIF, avenue Jean Alfonséa à Floirac. Tél. 05 57 54 32 50

www.hdgdev.com

 

16 janvier : 3ème Salon Studyrama à Bayonne des études supérieures, le samedi 16 janvier 2010 de 10h à 18h à la Maison des Associations, salle SAEZ à Bayonne (64). www.studyrama.com

 

21 janvier : Petit-déjeuner "Kfé Pro" à Bordeaux organisé par la Maison de l'emploi de Bordeaux

. Une séance d'entretien et de conseil pour les jeunes diplômés en recherche d'emploi, assurée par des professionnels des RH. Attention, il faut habiter Bordeaux et avoir au minimum un diplôme bac+2. Sur 4 lieux différents le même jour à Bordeaux Rive droite, Nord, Sud et Centre. Tél. 05 40 12 10 10

www.emploi-bordeaux.fr

 

22 janvier : Atelier "La boîte à outils du créateur d'entreprise" à Bordeaux organisé par la Maison de l'emploi de Bordeaux, en partenariat avec ADIE, CREDER, Monceau Assurances, KPMG, EGEE et URSSAF. Atelier d'information d'une journée, destiné aux futurs créateurs d'entreprise, pour leur faire découvrir les basiques de l'entrepreneuriat (étude de marché, plan d'affaires, statuts, etc.). Avec le témoignage des créateurs des entreprises. De 9h-12h et 14h-17h. Cap Sciences, 20 quai de Bacalan 33000 Bordeaux. Tél. 05 40 12 10 10

www.emploi-bordeaux.fr

 

26 janvier de 14h00 à 17h00 Gagnez en efficacité et en performance en dématérialisant

Démonstration d'outils de Gestion Electronique de Documents en mode SaaS de dernière génération pour gérer, organiser, partager vos documents en ligne, développer le travail collaboratif au sein de vos équipes et avec vos partenaires en toute sécurité. Avec Primobox et Chambersign.

Bordeaux Lac, 10 rue René Cassin, Bâtiment C (Terminus ligne C du tram)

http://echangeurba.wordpress.com

 

09:25 Ecrit par Isabelle Le Blanc dans Emploi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : emploi, rendez-vous, janvier

09/01/2010

Salon de l'étudiant : Une boussole dans le cartable

EVENEMENT. Inauguré hier, la 22ème édition du salon du lycéen et de l'étudiant sera ouverte jusqu'à dimanche. L'occasion pour les étudiants et leur famille de s'attaquer à l'épineux problème de l'orientation.

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Chaque année, le salon accueille 55 000 personnes (Photo archives Laurent Theillet)

Ils sont environ deux millions d'élèves des collèges et des lycées (1) à devoir faire un choix de formation, que ce soit en fin de troisième, de seconde générale et technologique, de terminale BEP, de terminale générale, technologique ou professionnelle. Un choix qui se pose également également à tout moment du parcours scolaire, pour ce qui concerne la poursuite des études supérieures mais aussi quand se pose la question d'une réorientation. C'est dire l'importance de la question.

Depuis hier, au Parc des expositions de Bordeaux, la 22ème édition du salon du lycéen et de l'étudiant tente d'apporter conseils et informations auprès du public, et ce jusqu'à demain inclus. Organisé par l'Etudiant, le rectorat de l'académie de Bordeaux et le Conseil Régional d'Aquitaine, ce salon regroupe des représentants de l'enseignement supérieur et des professionnels. 280 exposants sont présents pour un public attendu de 55 000 personnes. Si les élèves de premières et de terminale accompagnés par leur famille, sont les plus nombreux à se rendre à cette manifestation, beaucoup de bacheliers viennent pour y chercher une réorientation. Qu'ils aient un projet bien précis ou qu'ils soient encore incertains, l'orientation reste leur préoccupation majeure.

Afin de préparer le plus judicieusement possible la poursuite de leurs études, lycéens et étudiants ont à leur disposition des informations sur un large éventail de formations : Cursus supérieurs courts, longs, en formation initiale ou en alternance, à la fac, en prépa, dans les grandes écoles de commerce ou d'ingénieurs ou encore au sein d'établissements spécialisés. Les représentants de ces structures sont présents pour préciser les modalités d'admission, leurs cursus et diplômes respectifs. De plus, des professionnels de grandes entreprises (telles que banques, représentants d'experts comptables, médias,...) issues de domaines porteurs aborderont avec le public les aspects concrets du monde du travail. Les organisateurs du salon ont tenu compte du contexte économique actuel en faisant le choix de présenter des filières les plus porteuses d'emploi.

Autour du Salon

Outre les pôles universitaires, largement plébiscités, lycéens et étudiants suivent assidument les  conférences organisées tout au long du salon (dans le hall 2 du parc des expositions). Au nombre de 24, elles répondent à des sujets très éclectiques (voir ci-contre) et sont animées par trois ou quatre intervenants. Un journaliste de l'Etudiant coordonne ses conférences qui permettent de dialoguer et d'affiner ses connaissances en termes d'études et de métiers avec des responsables de formation, des professeurs, ou encore des directeurs d'écoles.

Le salon sera également l'occasion pour les organisateurs de remettre les trophées de l'étudiant. A l'initiative du Groupe l'Etudiant, ces Trophées ont pour objectif d'encourager les associations étudiantes locales à s'investir dans des actions ambitieuses, responsables et pérennes, dans le cadre de leurs écoles et universités. C'est un jury composé de spécialistes et de journalistes qui est chargé de sélectionner les actions étudiantes les plus prometteuses. Le premier prix est de 1 000 euros.

Parc des Expositions - HALL 2 à Bordeaux. Aujourd'hui samedi 9 au dimanche 10 janvier 2010 de 10h à 18h. Entrée gratuite. www.letudiant.fr

(1)Repères et références statistiques (RERS), MEN-DEPP, 2007.

Isabelle Le Blanc

02/01/2010

Mode d'emploi

FORMATION. L'Institut Bordelais de Stylisme Modélisme (IBSM) prépare en trois ans, 90 étudiants aux Métiers de créateurs et concepteurs de collections dans le secteur de la mode.

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Guislaine Daurel-Heydenreich prépare les futures créatrices de la mode (photo DR)

Situé en plein cœur de Bordeaux, sur la place des Quinconces, l'IBSM forme les créatifs de la mode depuis plus de 20 ans. Créé en 1988, puis repris par Ghislaine Daurel-Heydenreich en 1991,  l'institut dispense des formations axées sur la démarche créative, la maîtrise des outils et les techniques de la mode. Styliste de formation, spécialisée dans la matière et les couleurs, la directrice Ghislaine Daurel-Heydenreich n'en est pas moins enseignante au sein de l'établissement : «J'enseigne aux élèves la technologie textile, j'ai toujours été attirée par les matières. On croit à tort que le styliste se contente de dessiner des vêtements sur des silhouettes, alors qu'en fait c'est bien plus que cela. »  La matière, il est vrai, est omniprésente dans l'établissement. La tissuthèque en est une preuve indéniable. Régulièrement actualisée, cette impressionnante collection de tissus, regorge d'échantillons qui sont à la disposition des étudiants pour la préparation de leurs dossiers de recherche de matières. En parallèle, le tissage à la main ou à la machine, le tricotage, la broderie ou encore les techniques teintures y sont également enseignées.

Dans un premier temps les élèves de l'école qui ne disposent pas d'un Bac STI arts appliqués, doivent démarrer par une année de préparation, option mode et textile. Une sorte d'équivalent à la MANAA (Mise à niveau en arts appliqués) classique. Cette année propose l'apprentissage des différentes techniques de base du dessin et de la peinture, du stylisme et du modélisme : « Souvent les jeunes sont réticents quand ils pensent ne pas savoir dessiner. En fait, nul n'est besoin d'être très bon dans ce domaine. Il est surtout nécessaire d'être créatif. Le travail de styliste ne demande pas de dessiner précisément un personnage mais bien de la styliser. De plus après cette année de préparation, les progrès en matière de technique de dessin sont souvent fulgurants ». Après cette année, les étudiants ont le choix des armes.  « Il y a quelques années, les grandes entreprises pouvaient se permettre d'employer un styliste et un modéliste. Aujourd'hui les jeunes doivent savoir tout faire. C'est ce que nous leur transmettons à travers notre certificat de stylisme-modélisme. Ils sont aussi bien capables de concevoir une collection que d'en créer les prototypes. Ce certificat est d'ailleurs en cours de validation pour être reconnu par le RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles).» L'autre cursus possible est l'entrée en BTS Design de mode, textile et environnement. Ce diplôme permet d'acquérir à la fois les compétences du designer et les compétences spécifiques (mode ou textile suivant l'option choisie).

Ghislaine Daurel-Heydenreich est exigeante avec ses élèves, mais elle leur demande aussi d'acquérir une vraie personnalité : « Dans ce métier il faut être rigoureux et motivé, mais cela ne suffit pas. Il faut aussi être très ouvert et se nourrir de ce qui se passe à l'extérieur pour pouvoir être créatif. Enfin avoir d'excellentes bases est également indispensable si l'on souhaite aller plus loin que le vêtement traditionnel. Une sorte de recette de cuisine que l'on se fabriquerait soi-même ».

D'autres formations

Des spécialisations sur un an sont possibles dont celle inédite consacrée au modélisme 3 D.

Des modules de formation de 30 heures sur des thèmes tels que : l'initiation à la machine à coudre, le moulage, l'art plastique, la création textile, la mode et les matières mais l'approche de logiciels comme Illustrator ou Photoshop sont également disponibles notamment durant les vacances scolaires. Les couturières amatrices peuvent ainsi accéder aux techniques des professionnels.

A noter l'IBSM ouvrira ses portes le samedi 16 janvier. Renseignements au 05.56.79.28.79 ou sur le site www.ibsm-mode.com

 

Isabelle Le Blanc

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Le Blog notes qui vous habille

Se lancer dans une recherche sur la toile, ressemble à un grand jeu de l'oie. Un conseil avant de démarrer le jeu : Pensez à enregistrer les liens qui vous intéressent dans vos marque-pages. Pour démarrer, tapez sur votre moteur de recherche un thème comme « les métiers du textile » vous tomberez sur un premier site, choisi surtout pour la richesse de ses liens.

Pour savoir où vous mettez les pieds, connaître le contexte et les acteurs des métiers de l'habillement, le site de l'UIT (l'Union des Industries Textiles) est au point. Vous pourrez vous y fournir en adresses et vous renseigner sur les formations initiales ou continues.

http://www.textile.fr/ Depuis cet onglet dédié à la formation, avancez de 3 pas et sautez sur l'Observatoire des métiers.

De là, vous aurez une vue complète sur les métiers de la mode, des textiles et du cuir. L'offre en terme de formation continue, l'orientation des jeunes dans leurs études, la connaissance des métiers sont à consulter. A noter la cartographie des métiers et des diplômes est bien conçue.  Le carnet d'adresses par contre, est un peu pauvre et n'offre pas la possibilité d'avancer d'une case.   http://metiers.forthac.fr/ Vous voilà donc sur la case maudite, vous devez revenir en arrière, sur les fameux liens du site de l'UIT.

Sur cet onglet « sites utiles » vous trouverez un certain nombre de grands thèmes : Les organisations professionnelles, les salons, les marchés et l'actualité textile. A ce stade là, méfiez-vous, la case « labyrinthe » n'est pas loin.

Pas de mode, sans un passage obligé vers les tendances à venir, et les collections de l'été 2011. Sur le site Interfilières.com vous obtiendrez des informations quant au prochain salon qui aura lieu les 23, 24 et 25 janvier prochains, Porte de Versailles à Paris. Salon où fabricants de tissus, de matières ou d'accessoires, acheteurs, confectionneurs ou créateurs s'y côtoient. http://www.interfiliere.com/

De là évidemment comme prévu, grisé par les paillettes et les projecteurs, vous êtes tombé dans la case « labyrinthe ». Énième retour sur l'UIT, cases « liens utiles ».

Pour clore ce jeu, et parce qu'on ne sait jamais, vous avez peut-être tâché votre costume à paillettes, durant le réveillon. Et si ça se trouve, vous ignorez complètement la signification des signes plus ou moins chinoisés, de l'étiquette du-dit vêtement. Et si, et si, le COFREET l'a fait pour vous :  Pour tout savoir sur l'étiquetage par symboles des produits textiles : conditions d'utilisation, information sur les obligations en matière d'étiquetage textile, avancez du dernière case et atterrissez là http://www.cofreet.com/ . Vous voilà habillés pour l'hiver...vivement le printemps !

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3 questions à Adeline Labe, 21 ans, étudiante à l'IBSM

blog emploi 2 1 10 styliste.JPGPourquoi avez vous choisi cette formation ?

Je suis depuis longtemps attirée par le dessin et après avoir passé un bac littéraire option arts appliqués, je me suis rendue aux portes ouvertes de l'IBSM. C'est là que je me suis décidée pour démarrer un BTS design de mode, textile et environnement. Actuellement, je continue avec une année de spécialisation de modéliste toujours à l'institut. Je suis également un stage en communication.

Qu'est ce qui vous attire dans ce métier ?

D'abord j'aime ce rapport au corps. Et puis je trouve que le métier du styliste modéliste prend en compte l'individualité et la personnalité à travers le textile. Mon travail est à la fois un mélange des codes culturels et historiques qui laisse la place à de nouveaux codes hybrides. Par exemple, pour un défilé j'ai revu entièrement l'habit traditionnel des femmes Kmers. J'aime aussi mélanger les matières brutes et synthétiques.

Quels sont vos projets professionnels ?

J'y réfléchis mais ce qui me plairait pour le moment serait de rentrer dans un bureau de style. Avec pourquoi pas l'idée un jour, de regrouper des artistes de toutes disciplines pour créer mon propre bureau de style. Et en rêve, j'adorerais travailler pour Jean-Paul Gautier, qui m'influence beaucoup. Un jour, pourquoi pas...

11:55 Ecrit par Isabelle Le Blanc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mode, formation, styliste, ibsm

26/12/2009

Attention, faites vos jeux

PORTRAIT. Passionnée par les jeux, Jessica Viala est croupière au Casino Barrière de Bordeaux. Une fonction qu'elle occupe avec plaisir depuis huit ans

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Jessica Viala est croupière depuis maintenant huit ans (Photo I.L.B.)

On raconte que lorsque le black-jack a été introduit en France, les tables et le matériel venaient des pays anglo-saxons. Il fallait compter 3 à 6 mois pour former un croupier au black-jack et le personnel n'était pas en nombre suffisant. Les casinotiers ont demandé aux fabricants de fournir le personnel. Il se trouve qu'Outre-Manche, la majorité des croupiers sont des femmes. Ce sont donc des croupières anglaises qui sont arrivées avec les jeux. Pendant cette période, d'autres croupières ont été formées et l'habitude de voir des femmes croupiers est restée. Jessica Viala (qui fait partie des 30% de croupières) a aussi son idée là-dessus : « La manière dont on distribue les cartes au black jack est très féminine, personnellement c'est le jeu que je préfère. On dit dans le milieu des casinos, que c'est un jeu de femmes ».

Jessica a démarré sa carrière par hasard : « J'étais encore à l'école et je venais jouer dans un casino à Valras (34). C'est là qu'un soir le chef de la boule m'a proposé un poste. J'ai eu la chance de pouvoir faire une formation interne et je suis restée ». Depuis, la jeune croupière a fait ses preuves. Après Valras, elle a demandé sa mutation sur le casino de Palavas (34) et enfin sur le casino de Bordeaux, où elle occupe désormais la place de Croupière 1ère catégorie. Une ascension qu'elle attribue à sa volonté de changer d'horizon : « Dans ce métier, si vous souhaitez monter en grade, il est nécessaire de faire plusieurs casinos. Mais mon moteur n'est pas que la promotion. Je cherchais une équipe dans laquelle je me sente bien, et c'est ce que j'ai trouvé ici. Quand je viens travailler, c'est avec joie que je le fais. J'aime mon métier, je suis une passionnée des jeux, comme la plupart de mes collègues. D'ailleurs, si vous n'aimez pas le jeu, vous ne restez pas longtemps. » Pour elle, les jeux sont faits même si la jeune femme reconnaît sans peine les difficultés de ce métier : « Nous vivons en marge des gens avec nos horaires de travail. On commence à 21 heures pour finir à 4 heures du matin. Nous avons très rarement nos week-ends et encore moins de jours fériés. Et pour une femme le métier de croupier n'est pas simple, il faut savoir s'imposer avec les clients. Heureusement, j'ai du caractère même si je sais aussi m'imposer en douceur. » conclut-elle en souriant.

Les jeux sont faits

Au casino de Bordeaux, ils sont 37 à couvrir la salle de jeux : croupiers débutants, croupiers 3ème, 2ème et 1ère catégorie, sous-chef de table, chef de table, chef de partie, membre du comité de direction et enfin le directeur des jeux, Jean-Michel Hervat. Lui, ça fait 22 ans qu'il roule sa bosse dans les casinos. Autant dire qu'il en connaît toutes les ficelles : « J'ai démarré croupier puis, petit à petit, j'ai gravi les échelons pour maintenant avoir la chance d'être directeur des jeux. C'est l'avantage du casino : le personnel franchit toutes les étapes. » Les débuts de carrière sont difficiles avec un salaire qui ne dépasse guère le SMIC. Pourtant, selon lui, les conditions se sont nettement améliorées : « Avant nous faisions un nombre d'heures incroyables. Là, les choses vont mieux, les salariés bénéficient des 35 heures, ce qui est tout de même un sacré avantage. » Il est vrai que l'ambiance des casinos a beaucoup changé et pas seulement au bénéfice des employés. De nos jours, les salles de jeux sont libres, tout le monde (personnes majeures, avec pièce d'identité, non interdites de jeux) peut y accéder, une sorte de démocratisation des jeux : « Avant les hommes arrivaient dans la salle en smoking, les femmes en robe de soirée, l'ambiance était très différente. Nous connaissions parfaitement notre clientèle, contrairement à  aujourd'hui. »

Les pourboires aussi viennent à manquer, la jeune clientèle n'étant pas encore au fait du traditionnel geste fait aux croupiers lorsque les gains arrivent. Pourtant les salaires des croupiers, peu élevés (un chef de table gagne environ 1600 euros par mois), étaient jusqu'alors plus ou moins largement agrémentés par ces pourboires. Les temps sont plus difficiles, de là à dire que rien ne va plus.

Isabelle Le Blanc

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Le blog notes pour apprendre à jouer

Si les métiers du casino vous tentent, commencez donc par suivre régulièrement les infos en la matière. Par exemple en vous baladant sur www.infos-casino.com ou www.journaldescasinos.com. Mais vérifiez les dates car sur nouvelles-de-casinos.com les nouvelles en questions datent... d'il y a trois ans. Apprenez également à apprécier les gifs animés et les images qui clignotent car le kitch des casinos est aussi omniprésent sur le Net.

En Europe. Avant de regarder ce qui vous attend sur l'Hexagone, commencez par faire un petit tour à l'étranger. Sur www.ildado.com/casino_dealer_schools_europe.html (site en anglais) vous trouverez une liste plutôt complètes des différentes écoles des métiers du casino pour l'Europe. Toutefois, avant de vous rendre directement au Games Plus Training Center de Varna (Bulgarie), vérifiez qu'il existe toujours.

A Bordeaux. En France, vous pouvez aller plus sûrement tenter votre chance auprès de Cérus Casino Academy, dans son centre de formation à Bordeaux (23 quai de Paludate, bâtiment B, niveau 2) qui est une salle de jeux entièrement reconstituée. Aucun niveau d'études ou de diplôme n'est exigé. Cette formation est donc accessible à tous, que les candidats soient à la recherche d'une orientation ou en reconversion professionnelle. Les métiers du casino concernent autant les femmes que les hommes. Quelque soit le pays, en terre ou sur mer, le métier se pratique de la même façon. Cette profession permet donc de voyager à travers le monde entier. Une formation courte (10 semaines) et professionnalisante. A l'issue de la formation, l'emploi est garanti pour les stagiaires sérieux et motivés. http://www.cerus.fr

Jeux en ligne. On peut également gagner le jackpot virtuel. En effet, En France, à compter du 1er janvier 2010, les opérateurs de jeux proposant, sur Internet, une offre de paris sportifs, de paris hippiques ou encore de poker, pourront obtenir un agrément officiel d'une durée de 5 ans renouvelable, sous réserve de respecter un cahier des charges. Pour obtenir un agrément, les candidats devront notamment mettre en place des modérateurs de jeu et tenir à disposition des joueurs un service spécialisé dans la prise en charge de l'addiction. Un secteur professionnel un peu flou... mais qui va recruter.

Addiction. Enfin, si vous êtes allé trop loin et que votre conscience professionnel vire à l'addiction, sachez qu'il existe un Centre de référence sur le jeu excessif. Il propose notamment une formation sur la sensibilisation au jeu excessif et l'intervention auprès d'un joueur en difficulté. http://www.crje.fr/index.html

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Les métiers du casino

Une équipe de 170 personnes travaillent au Casino Théâtre Barrière de Bordeaux. Le personnel est réparti sur le restaurant, le théâtre (qui fait partie du complexe), la salle des machines à sous et la salle des jeux. Outre les croupiers, différents corps de métiers de l'univers des jeux s'y retrouvent :

Le technicien de maintenance de machines à sous garantit le bon fonctionnement des machines. Il s'occupe de l'entretien technique des machines à sous pour maximiser leur longévité : vérification technique, nettoyage par aspirateur-souffleur des hoppers, des monnayeurs, des cellules optiques et des machines à compter et à empaqueter les pièces. Il assiste aussi à la collecte et au comptage des pièces ou des jetons. Il peut aussi être amené à aider les clients en leur expliquant le fonctionnement d'une machine. Des connaissances en électromécanique, ou en électronique ou en électricité sont recommandées. Il convient également d'avoir un esprit logique et une bonne présentation.  Ses horaires peuvent être de nuit ou de jour en horaires décalés

L'Hôte et l'hôtesse dans les salles de machines à sous accueille les clients, veille à leur confort et à leur bien être. Ses horaires sont également de nuit ou de jour en horaires décalés. Il doit avoir une bonne présentation, être à l'aise à l'oral. Il convient également d'avoir un esprit logique et avoir une bonne mémoire visuelle. Il est possible de se faire former en interne.

Le caissier machines à sous est en charge d'un montant précis divisé en pièces ou jetons et en billets. Il est en contact avec le client pour effectuer le change entre pièces ou jetons et billets. Il s'occupe également de la collecte et de l'encartonnage des pièces. Enfin, il est en contact avec le service de la comptabilité. Les caissiers se doivent d'être présents avant l'ouverture et durant toute la période de jeu.

 

 

22:39 Ecrit par Isabelle Le Blanc | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : emploi, casino, croupier, croupière, jeux, addiction

19/12/2009

Quand l'alternance séduit trop

FORMATION. Alors même que les études en alternance sont plébiscitées par les jeunes et soutenues par le gouvernement, une grande majorité de ces mêmes jeunes peinent à trouver un employeur

 

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Les salons du recrutement en alternance, comme ici celui de Bordeaux en mai dernier, sont également de bons tremplins pour trouver un employeur (Photo Archives Eric Despujols)

Du BTS aux grandes écoles, en passant par l'université, l'alternance permet d'acquérir une solide expérience sur le terrain tout en suivant une formation qualifiante ou diplômante. Cette voie  permet à de nombreux jeunes de mettre un pied dans le monde de l'entreprise et de mener à bien leurs études, tout en étant rémunérés.

Appréciée pour sa capacité d'insertion professionnelle, l'alternance est une solution largement plébiscitée par les jeunes, par rapport à une formation classique. Parallèlement, cette formule bénéficie du plan de cohésion sociale lancé par le gouvernement pour revaloriser l'apprentissage et relancer l'emploi des jeunes. 500 000 apprentis, c'est l'objectif de ce plan social en cette fin d'année 2009. A titre d'information, ils étaient  407 809, en 2006-2007 (1) . Le développement de l'apprentissage dans les grandes entreprises et dans l'enseignement supérieur fait également partie du packaging.

Cependant, malgré tous les plans et la volonté des uns et des autres, le constat est amer : En période de crise, les entreprises trouvent rarement opportun d'accueillir des jeunes, même avec des aides. Trouver un employeur devient alors très difficile. Sylvie Termenière, chargée du recrutement des jeunes en alternance auprès de l'école Pigier de Bordeaux le confirme : « Sur 166 candidats que nous sélectionnons, seulement 30 d'entre eux trouvent un contrat. Il y a un énorme écart entre le nombre de demandes des jeunes et les possibilités qu'offrent les entreprises. Les dernières solutions apportées par le gouvernement ont très faiblement impactés cet état de fait.»

D'autre part, nous avions lancé depuis quelques semaines un appel à témoignages sur le Blog de l'emploi, concernant cette situation. De nombreux jeunes (dont la plupart souhaitait passer un BTS ou un diplôme supérieur) ont témoigné en ce sens : Malgré leurs multiples recherches, les employeurs qu'ils ont contacté ne souhaitent pas signer de contrat, qu'il soit de professionnalisation ou d'apprentissage.

Le parcours du combattant

Le Bac ES en poche depuis l'été dernier, Mike Maheu 19 ans, s'est orienté vers un BTS MUC (Management des Unités Commerciales) en alternance. Accepté d'abord à l'ICFA de Bordeaux Lac, il a participé à une réunion au mois d'août. Sur place, des renseignements sur la formation et une aide sous forme de réécriture de cv et de lettre de motivation. Pour trouver une entreprise en septembre, c'était court :

« Certains élèves y étaient apparemment arrivés, pourquoi pas moi. J'ai démarché les secteurs qui m'intéressaient le plus, c'est à dire les magasins de sport, de textiles et les grandes surfaces». Une multitude d'envois de cv, de démarchage directement auprès des entreprises et de petites annonces plus tard, il a fallu se rendre à l'évidence : la rentrée pour septembre à l'ICFA était ratée. Mike Maheu s'est alors tourné vers l'école Pigier de Bordeaux. Même combat ; ratée la rentrée d'octobre. Il reste encore une cession au 10 janvier prochain, sur laquelle le jeune étudiant compte fermement. « En attendant, j'ai trouvé un contrat en CDD dans un magasin de jouets pour ne pas rester sans rien faire». Inscrit au Pôle emploi, Mike Maheu a été dirigé vers la Mission locale qui lui a proposé des stages en entreprise. Proposition rejetée pour l'instant par l'intéressé : « Je préfère poursuivre mes recherches et j'espère trouver d'ici au 10 janvier ». (2)

Un autre témoignage, celui de Cédric, reçu au Campus de Bissy pour une formation en alternance  BAC+4 Chef de Projet Informatique. «J'ai essayé plusieurs méthodes de démarchage, on me répond : pas intéressés, ne prennent pas de contrat de professionnalisation, pas de budget suffisant... quand je reçois des réponses.» Là aussi son délai est extrêmement court avant d'être obligé de revenir à la case départ.(3)


(1) Source : Système d'information sur la formation des apprentis (SIFA).

(2) Vous pouvez contacter Mike Maheu à cette adresse : mikki33@hotmail.fr

(3) Vous pouvez contacter Cédric à cette adresse : cedriclhari@yahoo.fr

Isabelle Le Blanc

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Le blog notes de l'alternance et de l'emploi

Le site Alternancemploi.com, s'est spécialisé dans la formation en alternance. Ce site propose un annuaire des formations en alternance, qui permet, région par région, de découvrir des formations en alternance susceptibles de vous intéresser. Les formations en alternance sont classées par niveau de diplôme, ce qui simplifie la recherche. La même chose pour les offres d'emploi concernant l'alternance. Évidemment, dans cette rubrique là, le contenu est nettement moins abondant, mais a le mérite d'exister. http://www.alternancemploi.com

Le site e-orientations.com, appartient au groupe IDECOM (spécialisé dans la communication des établissements de formation, des entreprises et des fédérations professionnelles).  Sur la page d'accueil vous trouverez un onglet « 100% formation » sur lequel vous trouverez une rubrique « alternance ». En cliquant dessus vous trouverez un panel d'article traitant ce sujet et notamment des conseils pour trouver un employeur. Comme celui de trouver un employeur avant de trouver un centre de formation.
http://www.e-orientations.com

Vous pouvez toujours visiter l'étudiant.fr qui explique comment trouver un employeur, avec il est vrai, plus ou moins de perspicacité. L'article explique que le jeune peut s'adresser en premier lieu à son centre de formation. En réalité une toute petite partie des contrats sont signés grâce aux réseaux des écoles de formation. Une majorité des jeunes trouvent leurs employeurs eux-mêmes. Via les petites annonces, ce dont personne n'aurait songé à aller voir. Quant à la consultation de la rubrique offre d'emploi des régions, celle de l'Aquitaine est en berne. Sinon comme pour le reste, compter sur vous, les réseaux, la famille, les amis,...On dit merci qui  ? http://www.letudiant.fr/


3 questions à : Eric Lafleur, directeur de la Mission Locale Bordeaux Avenir Jeunes

blog emploi eric lafleur 2.jpgQuelle aide apportez-vous concrètement aux jeunes qui souhaitent faire une formation en alternance ?

Nos 21 conseillers accueillent les jeunes et les aident dans leur recherche et dans l'élaboration de leur projet. Nous recevons en moyenne 5000 jeunes pas an, dont 3000 sont suivis jusqu'à leur insertion. 200 d'entre eux entrent en apprentissage ou en contrat de professionnalisation. Nous les aidons également dans la prospection.

 

Quelle est la situation pour les jeunes bordelais qui recherchent des emplois en alternance ?

L'année 2009 a été très difficile et nous appréhendons 2010. Malgré nos efforts, les jeunes connaissent de grandes difficultés, y compris dans ce secteur de l'alternance. Trouver un employeur qui accepte les contraintes d'un apprenti n'est pas simple, c'est même aussi difficile que de trouver un emploi classique. C'est ce que nous essayons de leur expliquer.

 

Quels conseils pourriez vous donner aux jeunes en recherche d'employeur pour un contrat en alternance ?

En tout premier lieu il est impératif que les jeunes se préparent très en amont, c'est d'ailleurs pour cette raison que nous organisons un forum dédié à l'apprentissage en avril-mai. Il faut aussi qu'ils n'hésitent pas à faire des stages en entreprise pour se mettre dans le bain. Enfin, si vraiment ils n'arrivent pas à trouver, ils peuvent réintégrer, même pour une année, un cursus en formation initiale afin de se donner du temps pour trouver un employeur.

 

12/12/2009

Un état d'esprit partagé

Le temps partagé, une autre forme d'emploi qui intéresse surtout les postes fonctionnels. CTP Guyenne organise régulièrement des réunions d'information à ce sujet.

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Dominique Leplaideur, concernée au premier chef par le travail en temps partagé, est bien placée pour évoquer le dossier (PHOTO ILB)

Créée en 1993 l'association CTP Guyenne (Compétences en temps partagé) compte une soixantaine d'adhérents. Affiliée à la FNATTP (fédération nationale du travail à temps partagé) comme 50 de ses consoeurs, elle s'est donnée pour mission de valoriser le travail en temps partagé auprès des principaux acteurs de l'emploi, y compris les demandeurs d'emploi. « Nous avons un turn over importants des adhérents : dès qu'ils ont trouvé un emploi ils partent et laissent la place à d'autres. » explique Dominique Leplaideur, administrateur chargée de la communication de CTP Guyenne.

Ce concept existe depuis longtemps. Le travail en temps partagé représente une forme d'emploi atypique. Il recouvre deux formes de travail bien distinctes : le multi-salariat (une personne travaille à temps partiel pour plusieurs entreprises) et le groupement d'employeurs  (être salarié d'une association d'entreprises qui vous envoie travailler chez l'un de ses adhérents, selon les besoins). C'est le premier cas qui intéresse CTP Guyenne. « Au fils des années, le multi-salariat a plus ou moins évolué vers la multi-activités. Un salarié a plusieurs cordes à son arc et peut proposer aux entreprises différents types de compétences. » L'association s'adresse essentiellement à des postes d'encadrement : directeurs financiers, DRH, qualiticiens, informaticiens...Bien qu'il y ait eu au sein des adhérents, des postes de secrétaires. Tous possèdent  une solide expérience (+ de 10 ans) dans leur métier. Dans tous les cas, elle doit correspondre à un choix de vie.

Démarcher les employeurs

Les principaux employeurs sont des PME de 10 à 200 salariés. En pratique, la prospection n'est pas toujours évidente : « Quand nos adhérents s'inscrivent, nous leur proposons un accompagnement. Par la suite, nous rendons visite en binôme aux employeurs de la région pour faire la promotion de ce type de fonctionnement. » Les principales objections des employeurs sont la confidentialité et le manque de disponibilité. C'est notamment sur ces deux points que CTP Guyenne doit arriver à les convaincre.

« D'une part les salariés peuvent signer des clauses de confidentialité et d'autre part, il leur est conseillé de se garder un temps de battement pour pouvoir répondre aux éventuelles exigences de leurs employeurs. Il n'est pas rare d'ailleurs de voir un salarié être embauché à plein temps au bout de quelques mois ». Une fois le poste défini, trois personnes de CTP se présentent aux entreprises pour un entretien de recrutement classique. La personne choisie signera au moins deux contrats de travail avec des employeurs différents. Elle se partagera la semaine entre les entreprises. « Une fois embauché, pour réussir il faut être très adaptable : dans la même semaine, vous allez changer de société, de culture d'entreprise, de patron, de collègues, d'objectifs. Ces changements ne sont pas toujours évidents.

Le multi-salariat représente une solution idéale pour les cadres ayant un esprit indépendant. En même temps, ce type d'emploi permet de partager les risques, si vous êtes licenciés par un employeur, il vous en restera toujours un. » précise Dominique Leplaideur.  Pour les employeurs, surtout pour les PME, l'intérêt est évident : Elle leur permet d'embaucher un cadre expérimenté qui leur est nécessaire à mi-temps ou à tiers-temps alors qu'elle n'aurait pas forcément les moyens d'en engager un à plein temps.

« Je travaille moi même en temps partagé notamment à l'Aquitec et j'organise de l'évènementiel pour d'autres entreprises. Bien sûr il faut être très organisé, mais c'est aussi une grande liberté de travailler ainsi » conclut Dominique Leplaideur.

La prochaine réunion de CTP Guyenne aura lieu le 4 janvier prochain. Renseignements au 05.56.92.78.62

Isabelle Le Blanc

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Le Blog notes du travail à temps partagé. Les différentes formes du temps partagé

Le groupement d'employeur : c'est à dire un ou des salariés dépendants de plusieurs entreprises s'étant mis d'accord par ailleurs pour gérer ensemble une ou plusieurs personnes. Ce système permet au salarié d'avoir un contrat de travail unique. Pour connaître leur fonctionnement vous pouvez consulter GEA (Gironde Emploi Agricole) le groupement d'employeur girondin spécialisé dans l'agriculture et la viticulture http://www.gea-geca.com/agri/index.php

Le multi-salariat, c'est-à-dire un salarié ayant plusieurs contrats de travail (au moins deux) à temps partiel dans des entreprises différentes, pouvant appartenir à des secteurs d'activités différents.

Sur le site du Ministère de l'emploi, allez en haut à droite de votre écran sur le moteur de recherche. Tapez « temps partagé » et vous trouverez des fiches pratiques sur le travail à temps partagé, mais aussi le travail à temps partiel. http://www.travail-solidarite.gouv.fr/

Le détachement d'entreprise par le biais de l'ETTP : Entreprise qui met à la disposition des ses clients un ou des salariés à temps plein ou à temps partiel, activité jusqu'en 2005, strictement illégale pour délit de marchandage (art. 125-1 dudit Code du Travail : « Toute opération à but lucratif de fourniture de main d'oeuvre... est interdite).

Contrairement donc aux activités d'une société de portage, qui ne fait que faire réaliser par ses salariés une mission définie avec son client, une ETTP peut donc « mettre à disposition » un salarié sous la subordination du client. Pour aller un peu plus loin et connaître la réglementation prévue pour l'ETTP, vous pouvez consulter  sur le site de Legifrance, le Chapitre IV bis : Travail à temps partagé et l'article L124-24 (abrogé au 1 mai 2008). http://www.legifrance.gouv.fr/

 

Liens à consulter :

L'Observatoire du temps partagé qui dépend de l'Association Nationale des Directeurs et Cadres de la fonction Personnel (ANDCP). Il propose un livret pratique sur le temps partagé en multi-salariat, un réseau de correspondants locaux en région, des permanences hebdomadaires pour se renseigner.

Son site est en cours de rénovation en ce moment. http://www.andrh.fr/

La Fédération Nationale des Associations de Travail à Temps Partagé (FNATTP) http://www.fnattp.com/ Actualités, dossiers et offres d'emploi sont consultables sur le site. La FNATTP regroupe plus de 50 associations en France. Dont CTP Guyenne sur lequel vous pouvez à la fois déposer votre cv, et consulter les offres. http://ctpguyenne.com/

 

 

08:00 Ecrit par Isabelle Le Blanc dans Emploi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : emploi, travail partagé

05/12/2009

Flat Lease Group : Les fonds et la forme

EMPLOI. Après une levée de fonds d'1 million d'euros, Flat Lease Group lance un plan de recrutement pour une trentaine de postes en Gironde. Mode d'emploi pour postuler.

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Marie Couturier, directrice générale de Flat Lease Group recherche des personnes ambitieuses et entrepreneuses. (PHOTO ILB)

« Nous ne sommes pas réellement impactés par la crise » déclare en préambule Marie Couturier, directrice générale de Flat Lease Group. Le discours est dynamique, ambitieux, et pour cause ; la jeune société bordelaise devrait quintupler son effectif en 18 mois.

Flat Lease Group a été créée en 2004 par Olivier Berthelot. Elle est implantée sur le marché du financement et de la gestion de matériels technologiques en location financière évolutive (1). Après cinq années de travail et de réflexion qui lui ont permis de croître très rapidement, Flat Lease group a réalisé une levée de fond d'un million d'euros. Cette capitalisation a permis à la société de réaliser un pas de géant et de pouvoir annoncer l'ambitieux objectif  d'atteindre 20 M€ de chiffre d'affaires à court terme.

Dernièrement, un plan de développement a été présenté aux nouveaux actionnaires. Ce plan prévoit entre autre, le recrutement de plusieurs dizaines de personnes, afin de constituer six équipes de commerciaux, dont la quasi totalité sera sédentaire. Marie Couturier a fait paraître auprès de Pôle Emploi, un nombre important d'offres d'emploi : « Nous avons d'ores et déjà recruté plusieurs commerciaux que nous formons durant une semaine avant de les intégrer à notre équipe. Ce plan de recrutement durera vraisemblablement jusqu'en septembre prochain. »

En pratique

Commerciaux, assistants marketing, analystes crédit, chefs des ventes, CRM, inspecteurs régionaux sont autant de postes qui s'ouvriront durant toute l'année sur la Gironde. Pour ce qui concerne précisément les commerciaux, deux profils type sont demandés. Les premiers, concernent soit des jeunes disposant d'un BTS MUC ou NRC ayant ou pas une expérience professionnelle, soit des personnes ayant une expérience professionnelle mais pas de diplômes spécifiques. Les seconds, sont destinés aux commerciaux ayant une expérience dans le domaine de la vente, voire des NTIC (Nouvelles technologies de l'information et de la communication). Pour tous ces profils, les seuls mots d'ordre sont le dynamisme et l'ambition : « Le feeling est très important durant les entretiens, qu'ils soient en direct ou téléphoniques. C'est cet échange qui fait la différence bien souvent. » explique Marie Couturier.

Un poste d'assistant marketing reste toujours ouvert. Véritable bras droit de Marie Couturier, cet assistant devra faire preuve d'une grande autonomie, et devra être capable d'animer une équipe de commerciaux. Cette perle rare n'a pas été encore trouvée : « Lorsque j'ai fait passer cette annonce à Pôle Emploi, j'ai reçu après seulement une semaine, plus de 150 candidatures. Nous n'en avons retenu qu'une seule pour l'instant, mais nous espérons en recevoir d'autres pour pouvoir porter notre choix sur la personne la plus à même d'être embauchée. C'est un poste stratégique.»

Pour pouvoir faire partie des candidats qui passeront un entretien, le cv et la lettre de motivation doivent présentés au mieux. Marie Couturier reçoit beaucoup de candidatures, et en écarte beaucoup aussi. Les écartées d'emblée ? Celles bourrées de fautes d'orthographe, celles qui ne correspondent pas aux profils demandés, celles qui ne sont pas ciblées et qui répondent à plusieurs annonces en même temps. Les autres ont une chance de retenir l'attention. Pour conclure, un petit conseil qui ne coûte rien : N'hésitez pas à taper sur Google le nom de l'entreprise pour laquelle vous postulez, vous y collecterez un certain nombre d'informations qui ne manqueront pas de faire mouche, lors d'un éventuel entretien.

CV et lettre de motivation peuvent être transmis par mail à l'adresse suivante : recrutement@flatleasegroup.com

(1)   La location financière (operating lease) permet à une société d'utiliser des biens sans en être propriétaire. La machine est achetée par une société de location financière et cette dernière loue la machine à l'entreprise qui en fait la demande. A la fin du contrat, l'entreprise a la possibilité de renouveler cette location.

Isabelle Le blanc

L'aide aux personnes dépendantes et handicapées.

La prochaine découverte collective métiers organisée par l'ADORA, portera sur les métiers de l'aide aux personnes dépendantes et handicapées. Cette association présidée par Marc Fouquet (et non comme nous l'indiquions dans notre précédente édition, par Thierry Rouby chargé de mission de l'association) organise ces découvertes plusieurs fois dans l'année. Les métiers présentés font partie d'une manière générale, de secteurs porteurs d'emploi. Cette prochaine réunion mettra en avant ces métiers de l'aide aux personnes, par le biais de l'intervention de plusieurs professionnels. Une directrice de structure d'aide à domicile sera présente ainsi qu'une aide à domicile. « Nous souhaitions élargir le champ des métiers de l'aide aux personnes dépendantes et aux handicapées avec la présence d'éducateur spécialisé et celle d'un animateur socio-culturel » précise Thierry Rouby. Cette réunion pourra également permettre de répondre aux questions, telles que : « qu'est ce que l'aide à la personne ? » ou une question plus surprenante : « qu'est ce qu'une personne âgée ? ».

Ces métiers nécessitent certaines qualités comme : Sens des relations humaines et sociales, empathie, mais aussi intérêt pour les tâches quotidiennes sont indispensables pour ces métiers qui requièrent tact, discrétion, mobilité et capacité à travailler de manière autonome ou en équipe. Toutes les personnes intéressées peuvent s'inscrire au préalable sur le site http://www.adora-orientation.org ou s'adresser directement à l'association : ADORA Découvertes Collectives Métiers 20 rue de Grassi à BORDEAUX. Tél. 05 56 44 71 98, Fax 05 56 44 77 72 email : dcm@adora-orientation.org

Jeudi 10 décembre 2009 à 14 heures 30, à Bordeaux Bastide, à la Maison Cantonale, 42 rue de Nuits (à proximité de l'arrêt Jardin Botanique du Tram A).

 

06:18 Ecrit par Isabelle Le Blanc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : adora, handicap

28/11/2009

Anabase, avant le passage au grand bain

En Gironde, Anabase fait dorénavant partie des cinquante couveuses d'entreprises en France, qui permettent aux porteurs de projets de tester leur activité sur le terrain.

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Guillaume Sorel, d'Anabase, accompagne Nathalie Liotard dans sa création d'entreprise (Photo DR.)

Entre la théorie et la pratique il y a une marge, parfois difficile à franchir, surtout quand ce saut comporte des risques financiers.  Les créateurs d'entreprise connaissent bien cette étape. Après plusieurs mois passés à peaufiner son projet, il faut se jeter à l'eau. Parfois faute de réseaux, souvent faute de moyens (et pas seulement financiers), beaucoup de porteurs de projets ne passent pas la barrière de la création.

Il existe pourtant une multitude de services dédiés aux créateurs, notamment en terme de formations aussi diverses que variées, mais aussi de réunions d'informations. Les organismes en charge de soutenir ces entrepreneurs sont nombreux. Certains ciblent des publics particuliers comme c'est le cas de la MIE (Maison Initiative Entreprenariat). Cette dernière (une association qui existe depuis plus de 10 ans à Bordeaux) prend en charge le montage de projet. Elle s'adresse plutôt à un public socialement défavorisé. Forte de ces années d'expérience sur le terrain, l'association a décidé de créer la couveuse « Anabase » : « Nous nous sommes aperçus au fil des dossiers que nous traitions, qu'il manquait un outil aux porteurs de projets. L'idée était de pouvoir offrir un sas pour permettre aux personnes de tester leur activité librement » explique Guillaume Sorel responsable de la couveuse.

Constituée sous la forme d'une association loi 1901, la nouvelle couveuse d'entreprises Anabase a vu le jour en septembre dernier à Bordeaux (1). Concrètement, cet outil est destiné aux futurs créateurs d'entreprise qui veulent tester leur idée en situation réelle et se former au métier de chef d'entreprise, avant de s'immatriculer. L'entrepreneur à l'essai, signe un CAPE (Contrat d'appui à la création d'entreprise) qui lui permet de continuer de bénéficier de ses allocations chômage ou minima sociaux. Lorsqu'il commence à vendre ses produits ou services, la couveuse facture ses clients à sa place, l'argent gagné servant à couvrir des frais ou à acheter du matériel. Un programme de formations collectives et individuelles est prévu. Le CAPE a une durée minimum de 6 mois et maximum de 18 mois. Volontairement généraliste, la couveuse accueille tout type d'activités, à condition qu'elles ne nécessitent pas d'investissements trop lourds ou de signer un bail commercial (pour un magasin ou un atelier). Elle n'est pas non plus adaptée aux professions libérales réglementées ou nécessitant une garantie décennale.

Les premiers testeurs

Fin septembre, Anabase a organisé une journée d'information qui s'est suivie d'un comité d'admission. Ce comité a désigné deux jeunes porteurs de projets dont, Romain Baudot, ébéniste, et Nathalie Liotard décoratrice d'intérieur et sous-traitance auprès d'architectes. « Pour l'instant, l'un et l'autre ont signé deux devis chacun. C'est peu, mais cela leur donne du temps pour se constituer un réseau sur le terrain. » Du temps, mais aussi des échanges.  Les deux créateurs vont en effet travailler de concert sur au moins un chantier.  Une fois par semaine, ces entrepreneurs ont rendez vous avec une personne d'Anabase pour mettre au point cette phase très opérationnelle de test. Au total, ils auront droit à 24 heures d'accompagnement sur 6 mois ainsi qu'à un programme de formation. Recherche de clientèle, plaquette publicitaire, tout y passera avant de pouvoir enfin, plonger dans le grand bain.

Environ une fois par mois, des réunions d'informations seront ainsi organisées afin de permettre à d'autres porteurs de projets de profiter de cet outil plutôt ingénieux. L'association espère ainsi pouvoir soutenir 25 projets au cours de l'année.

 

(1) Couveuse Anabase - Maison Initiative Entrepreneuriat (MIE), 65 rue Lombard à Bordeaux. Tél. : 05.56.43.11.86 Fax : 05.56.69.02.35 www.couveuse-anabase.org