14/03/2009

Chômage et auto-entrepreneur

En réaction à l’article consacré au statut de l’auto-entrepreneur :

“Est ce qu’on peut cumuler une allocation chômage et des revenus de statut autoentrepreneur ? Merci de me répondre. “
Fabrice

Dans le cadre du statut auto entrepreneur, les dispositifs existants pour les créateurs d’entreprises s’appliquent, ce qui signifie que oui, un cumul est possible mais sous certaines conditions.
Avant toute prise de décision, l’intéressé devra se rapprocher de son pôle emploi pour faire étudier son projet.

En détail :

Pendant la phase préparatoire durant laquelle la personne accomplit les différentes démarches et formalités nécessaires à la création ou à la reprise de l’entreprise, Pôle emploi lui maintient la totalité de ses allocations.

Les conditions pour en bénéficier:
- signaler le projet de création ou de reprise à Pôle emploi,
- déclarer être toujours à la recherche d’un emploi lors de la déclaration mensuelle qu’il faut continuer à effectuer.

Au démarrage
• Aide à la création ou reprise de Pôle emploi,
• ou du maintien partiel des allocations.

Attention : Les 2 possibilités ne sont pas cumulables !

Selon la situation du demandeur d’emploi, il bénéficie de l'une ou de l'autre des mesures.

Aide de Pôle emploi à la reprise
ou à la création d’entreprise

Maintien partiel des allocations
avec une rémunération

Conditions
• Ne pas bénéficier du cumul Allocations/Rémunérations
• Projet validé par obtention de l’ACCRE ou pour les repreneurs d’entreprise, projet validé par un prescripteur conventionné par Pôle emploi.
• Etre radié de la liste des demandeurs d’emploi.

Conditions
• Ne pas bénéficier de l’aide “Pôle emploi” à la reprise ou à la création d’entreprise.
• Les rémunérations mensuelles ne doivent pas dépasser 70 % de ce que gagnait l’intéressé avant d’être au chômage. (Si les rémunérations ne sont pas connues, application d’un barème forfaitaire).
- l’intéressé doit demeurer inscrit comme demandeur d’emploi

Montant de l’aide
Moitié du reliquat des droits à la date du début de l’activité versée en 2 fois.
Le premier versement à la date de début d’activité, le second 6 mois après.
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Exemple : personne âgée
de moins de 50 ans
Reliquat des droits à la date de la création d’entreprise :
pendant 365 jours 50 € = 18 250 €
Montant de l’aide :
18 250 / 2 = 9 125 €
Versement de l’aide :
4 562,50 € versés
à la date de la création,
4 562,50  € versés 6 mois après, si l’activité est toujours en cours.

Montant de l’allocation maintenue
Chaque mois, Pôle emploi déduit un nombre de jours non indemnisables au titre de l’ARE
= Rémunérations soumises à cotisations sociales/Salaire journalier ayant servi aux calcul des allocations
Attention :
Chaque année, à partir de votre avis d'imposition ou de votre déclaration URSSAF, Pôle emploi vérifie le montant réel de vos revenus et régularise votre situation.
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Exemple : personne âgée de moins de 50 ans
Gains mensuels : 1000 €
Salaire journalier : 60 €
Nombre de jours non indemnisables chaque mois :
1000 / 60 = 16 jours
nombre de jours indemnisables chaque mois :
(30 ou 31 jours du mois) - (16 jours),
dans la limite de la durée du reliquat et au maximum durant 15 mois.

En cas de chômage ultérieur, cette aide s'impute sur le reliquat des droits à l'ARE.

Durée
• Le versement est assuré dans la limite des droits qui restent à l'intéressé lors de la reprise ou de la création d'entreprise sans pouvoir dépasser 15 mois
• Pour les personnes de 50 ans et plus, la limite de 15 mois n'est pas opposable.

 NB : Il est à signaler que si le chômeur ne peut prétendre à ces aides spécifiques, il perdra selon toute vraisemblance (à l'instar des entrepreneurs) ses droits au chômage. Si son entreprise cesse, il devra d'abord pour retrouver ses droits, avoir une activité en tant que salarié.

Une filière verte se met en place

ENVIRONNEMENT. NEED, le premier forum entièrement consacré à l’économie verte dans le grand Sud-ouest se déroulera le jeudi 26 mars prochain au Palais des Congrès de Bordeaux.

 

Une filière verte se met en place

 

blog-emploi-photo-daniel-andraud-600.jpgConsidéré comme un des grands marchés de demain, nombre d'entreprises se tournent vers le « business vert » et ses sources de développement. En effet en 2007, ce sont près de 150 milliards de dollars qui ont été investis au niveau mondial dans le secteur énergétique et les projections anticipent des investissements jusqu’à 450 milliards en 2012. En France, les quelques 8000 écoentreprises dégagent un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros et un taux de croissance quasi constant depuis une dizaine d'années.

L'Aquitaine suit ce courant geâce à ses ressources naturelles importantes et diversifiées, à ses acteurs mobilisés et en se dotant de nombreux projets pionniers tels que le pôle Xylofutur lié à l’industrie du pin maritime et le pôle Prod’Innov sur les produits et procédés innovants pour la nutrition et la santé ou encore l'Aerospace Valley et le pôle Route des Lasers. La Gironde quant à elle, compte 500 entreprises qui travaillent dans le développement durable « comme activité principale » pour 6 000 emplois. Ce sont en majorité des entreprises de moins de 5 ans qui travaillent pour 40 % d’entre elles sur l’eau et les déchets et pour la majorité sur l’amélioration des performances énergétiques et l’éco-construction.

C'est dans ce contexte et à la demande de plusieurs acteurs locaux, que la société bordelaise Territoires & co a mis en place un nouveau forum basé sur l'économie environnementale.

Ce forum  tournera autour de quatre pôles intitulés : Need Services (Achats éco-responsables), Decid’Energies, Need Compétences (Formation & Emploi) et Need Green Tech (Accompagnement de projets). Au programme des rendez-vous mis en place via internet, des jobs dating pour favoriser les emplois et les compétences vertes, des conférences didactiques sur les secteurs qui recrutent et les marchés porteurs, l’évolution des métiers, les solutions d’équipement durable, les moyens éco-responsables et de rénovation.

 

Secteurs porteurs d'emploi

Parmi les acteurs locaux partenaires de ce projet, la Maison de l'emploi de Bordeaux qui s'est tout particulièrement associée au volet NEED Compétences, en organisant des jobs datings (entretien en temps limité) sur les métiers « verts » sous la bannière « NEED Emploi » avec des entreprises qui recrutent et des organismes de formation et d’orientation.

Parmi les secteurs qui recrutent en 2009, les plus dynamiques sont l'environnement, les transports et l'énergie. Ce sont principalement les entreprises industrielles ou de services aux entreprises comptant plus de 2 000 salariés qui prévoient de recruter. Si cette tendance profitera aux cadres et ingénieurs, les opérateurs, techniciens et salariés pourraient également en bénéficier.

Une étude réalisée par le WWF (organisation mondiale de protection de la nature) montre également que, dans le secteur de l’énergie, les créations d’emplois seront largement supérieures aux destructions potentielles, même si la consommation baisse. Les experts s’accordent à dire que la croissance verte ne crée pas de nouveaux métiers mais elle « verdit » des métiers existants. L’amélioration de l’efficacité énergétique requiert une mutation des compétences professionnelles : un spécialiste du chauffage solaire doit être à la fois chauffagiste, couvreur, voire électricien. Il s’agit donc de former les professionnels surtout dans le domaine des économies d’énergie. La rénovation énergétique est le grand chantier et nécessite la mobilisation des professionnels du bâtiment.

Seront présents sur NEED une quinzaine de « jeunes pousses », entreprises de 5 ans d’existence et 10 salariés éco-innovation ainsi que plusieurs investisseurs : ACI, Alto Invest, Cleantech, FINAQUI, IPO, SFFP et Viveris. On trouvera également 70 à 75 offres d’emplois pour 5 recruteurs : EDF, Cofely, Energia, TCE Solar, Thermoseme.

NEED Forum se déroule le jeudi 26 mars 2009, au parc des expositions de Bordeaux, de 9 heures à 19 heures. Entrée gratuite sur inscription. Renseignements : www.needforum.eu

 

 

 

Signature : Isabelle Le Blanc

 

Légende photo : Parmi les exposants « verts », la société Vertige présentera notamment ses toits végétalisés (photo Archives Daniel Andraud)

 

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Blog notes

 

Les entreprises d'Aquitaine qui passent au vert

 

L'eau. Kipopluie est une entreprise spécialisée dans les solutions " clé en main " de récupération des eaux pluviales de toiture, pour permettre aux collectivités locales, aux grandes entreprises et particuliers de faire de 40 à 50% d'économie sur leurs dépenses en eau. L'objectif en terme de développement durable de l'entreprise est d'augmenter les ressources en eau par la collecte des eaux pluviales et compléter cette économie par une consommation raisonnée de limitation et de régulation des débits de distribution. Une solution qui permet de sauvegarder notre confort de vie tout en diminuant les dépenses et en préservant les ressources. http://www.kipopluie.com/fr

Energie. Amoès est spécialisée dans les équipements énergétiques. Son objectif est d'être un acteur majeur du bâtiment à énergie positive en réduisant les besoins énergétiques des bâtiments et en mettant en place des équipements énergétiques performants à partir d'énergies renouvelables afin de faire Face à l'épuisement des ressources énergétiques fossiles, endiguer le changement climatique et concevoir des bâtiments énergétiquement performants. http://www.amoes.com/fr/index.html

L'air. Société spécialisée dans le conseil et le diagnostic de la qualité de l’air intérieur,
Kel’air évalue les risques sanitaires liés à l’air auprès des entreprises. Sa mission est d'évaluer la qualité de l’air dans les bâtiments pour améliorer la qualité de vie des personnes qui y vivent et d'apporter une réponse préventive à la pollution de l’air intérieur.
http://www.kelair.fr/

Végétaux. Fondée en mai 2007 à Villenave d’Ornon, la société Vertige est spécialisée quant à elle dans la production et la commercialisation de végétalisation extensive de toitures. En partenariat avec Jean-Michel Durand, exploitant agricole, chargé de la production et Michel Chamoulaud, inventeur du gazon « minute » et attaché à la maîtrise conceptuelle du tapis végétal, Stéphane Demguilhem a fait, du prêt-à-poser végétal de toiture, le cœur de métier de l’entreprise Vertige. http://www.vert-tige.eu/

 

 

 


07/03/2009

La filière agroalimentaire

METIERS. Le secteur industriel n'est pas épargné par la crise, toutefois une voie reste encore à explorer : L'agroalimentaire. Ses professions, ses formations, et ses potentialités seront largement évoqués le 24 mars prochain à l'ISTAB.

 

La filière agroalimentaire

 

agroalimentaire-adrien-vergnolle-500.jpg« Quasiment chaque mois, nous nous efforçons de  proposer aux jeunes et aux adultes de découvrir des métiers porteurs. Le secteur industriel comme bien d'autres secteurs est malheureusement touché par la crise   mais nous avons pu constater que l'agroalimentaire recrutait encore. C'est pourquoi nous avons décidé de présenter les métiers qui le composent » explique Thierry Rouby chargé de mission à l’ADORA (Association pour le Développement de l’Orientation en Région Aquitaine).

Ce secteur est dans l'air du temps, le préfet Francis Idrac a d'ailleurs ouvert les assises régionales agroalimentaires jeudi dernier à l'Institut des Sciences et Techniques de l'Alimentation à Talence.  L’objectif de ces assises est d’établir un état des lieux partagé suivi de propositions de terrain pour renforcer les coopérations entre les initiatives régionales, nationales et européennes.

L’agroalimentaire est en France le premier secteur d'activité en terme de chiffre d'affaires, il est également le premier employeur industriel d’Aquitaine avec plus de 30 000 salariés pour 600 établissements et un chiffre d’affaires de 8,8 milliards d’euros. Il est conforté par un pôle de compétitivité « Prod’innov » sur les thématiques santé et nutrition.

Toute la chaîne

 Les entreprises sont spécialisées dans la fabrication et la commercialisation de produits issus de l’agriculture, de l’élevage ou de la pêche. Ce secteur doit s'adapter à d'importants changements dus notamment à l'automatisation des procédés de production, l'évolution des normes et des besoins des consommateurs. L'agroalimentaire propose un large éventail de métiers dans la production, la transformation, la logistique, la maintenance, l'achat, la vente. Ainsi, tous les profils peuvent trouver leur place dans ce secteur qui recherche du personnel de formations diverses. Le 24 mars prochain,  des professionnels aguerris viendront témoigner à l'ISTAB (Institut des Sciences et Techniques des Aliments de Bordeaux) et ainsi apporter une représentation complète de ce secteur souvent méconnu. Parmi les différents métiers, sera représenté un conducteur de ligne qui a pour mission de coordonner et de réguler l’activité de production d’une ligne de fabrication ou de conditionnement. Un responsable d’atelier de fabrication qui lui supervise une unité de production et gère les moyens humains, matières et techniques de son unité. Un agent de maintenance qui assure des tâches courantes d’entretien des locaux et la maintenance des matériels. Et enfin un responsable commercial qui contribue au développement des ventes à l’intérieur d’un secteur géographique en apportant conseils et services aux clients.

 

Rendez-vous donné mardi 24 mars 2009 à 14h, à l’Institut des Sciences et Techniques des Aliments de Bordeaux (ISTAB) : Université Bordeaux I, Avenue des Facultés à Talence

(Voiture sortie rocade 16, Talence - à gauche (au 5e feu) av Pey Berland, au rond point

en face rue Robert Escarpit, puis 1re à droite. Bus Gare St Jean N°34, arrêt Clinique Mutualiste

Tram Quinconces Ligne B, arrêt François Bordes)

Le nombre de places étant limité, l’inscription aux Découvertes Collectives Métiers est impérative soit par courrier par fax ou par mail. Toutefois il sera possible de s'inscrire le jour même sur place.

 

La prochaine rencontre découverte-métier de l'ADORA portera sur les métiers du goût le mardi 5 mai, à Bordeaux-Lac. A cette occasion, ce sont 2 découvertes collectives métiers qui seront organisées (en partenariat notamment avec la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux et la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Gironde) avec les métiers de la bouche (le matin) et les métiers de la restauration (l’après-midi).

 

 

 

 

Signature : Isabelle Le Blanc

 

Légende photo : L’industrie agroalimentaire offre un très large panel de métiers (photo Archives Adrien Vergnolle)

 

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Blog notes


Le portail de l'agroalimentaire en Aquitaine propose un annuaire par filière, des chiffres clés, et quelques informations sur le secteur. Par contre l'onglet « offres d'emploi » n'est pas mis à jour. Sur l'agenda certains rendez vous sont à noter tels qu' un colloque Développement Durable et Agro-Alimentaire le jeudi 2 avril 2009 à L'Hôtel de Région à Bordeaux. Au programme une présentation de la démarche 3D (Destination Développement Durable). Sur ce même thème il s'agira de mettre en exergue les attentes des consommateurs et de la distribution. En avant-première la projection du film « Concrètement Durable » et enfin les témoignages d'entreprises engagées quotidiennement dans le Développement Durable.

 http://www.aquitan-iaa.com/

 

Sur le site Option carrière une soixantaine d'offres d'emplois régulièrement mises à jour sont répertoriées pour le secteur de l'agro-alimentaire en Aquitaine. http://www.optioncarriere.com/offres-emploi-agro-alimenta...

 

Sur Kompass, le secteur agroalimentaire aquitain est passé au crible fin. Un annuaire d’entreprise est disponible avec des données aussi variées que le nom du dirigeant, le chiffre d’affaires, les coordonnées ou l’effectif de l’entreprise d’agroalimentaire. Plutôt destiné aux entreprises cet annuaire peut s'avérer très utile pour des candidatures spontanées  http://entreprises.kompass.fr/agroalimentaire-aquitaine_g...

 

Côté formation, Kelformation propose une quarantaine de formations en  agriculture et agroalimentaire  http://www.kelformation.com/formation-initiale/tous/forma...

 

 

 

 

02/03/2009

Associatif : Un monde sur le fil du rasoir

L'associatif. Tout le monde s'accorde pour dire que le monde de l'Economie Sociale est un employeur qu'il ne faut pas négliger : 1 salarié sur 10 travaille dans une association, pourtant crise et mesures gouvernementales tendent à limiter leurs moyens.

 

Un monde sur le fil du rasoir


manif pf claude petit 500La France compte environ 1 million d'associations actives, un secteur qui représente 1,8 million d'emplois (soit plus que le secteur automobile français). Les associations qui se trouvent dans  les domaines sanitaires, sociaux et culturels sont celles qui concentrent le plus d'emplois. Près d'un salarié sur dix donc, travaille dans une association en tant que secrétaire, expert comptable, commercial, DRH, juristes, éducateur, etc...Avec plus de 60.000 créations d’associations chaque année depuis 2003, 14 millions de bénévoles et son million de structures, la vie associative française connaît un essor remarquable. Essor confirmé par un fort taux de croissance de l’emploi et de l’économie associative ces dernières années. En effet, les responsables associatifs accueillent tous favorablement l’engagement des bénévoles à leurs côtés, mais nombre d’entre eux ont fait le choix de confier à des professionnels les principales missions de leur structure. En raison d'une part de la complexité croissante de la législation, mais aussi afin de répondre à la très grande technicité des actions qui leur sont confiées.  

Cette croissance intervient dans un contexte particulier pour l'ensemble des acteurs qui font vivre les projets associatifs : évolutions réglementaires au niveau français mais également au niveau européen de plus en plus complexes, un système de financement très sélectif, des contraintes administratives importantes, et dernièrement l'apparition d’une culture de performance au sein des finances publiques. Dans ce contexte, et afin que les associations puissent répondre de manière qualitative à l’augmentation croissante des besoins sociaux, le besoin de financement est plus que jamais d'actualité. Cette dynamique pourrait tendre à contrecarrer l’érosion des liens sociaux mais aussi favoriser la multiplicité des expressions citoyennes et développer une économie davantage respectueuse des personnes, si toutefois l'Etat leur en laissait les moyens.

 

Baisse de subventions. Parmi les secteurs les plus touchés par les désengagements successifs de l'Etat, le conseil conjugual et familial. En 2008, les crédits qui lui étaient alloués s'élevaient à 2,6 millions d'euros. Pour 2009, le gouvernement a prévu une enveloppe de 2,1 M€, soit une baisse de 20 %, un projet également revu et corrigé par Brice Hortefeux qui accorde un répit à ce secteur jusqu'en 2011. Le Planning familial est parmi les premiers concernés et a dès le 29 janvier lancé une pétition contre la diminution de ces aides qui engendrerait la fermeture de près d'un tiers des 70 associations départementales.

Du côté de l'éducation populaire (voir le 3 questions ci-contre à Marc Scopel) le ministère de l'éducation a supprimé 3,5 millions d'euros soit un quart des subventions de 2008 à la Ligue de l'enseignement qui compte pas moins de 30000 salariés. Depuis la Ligue, et les autres associations complémentaires de l'école sont parvenues à un accord momentané avec le ministère de l'éducation, du moins pour les exercices 2009 et 2010.

Par contre les dés semblent définitivement jetés pour le secteur agricole avec la suppression totale de la ligne : animation rurale dans l'agriculture. Plus de subventions et plus de postes Fonjep (Fonds de coopération de la Jeunesse et l'éducation populaire), pour les foyers ruraux, les maisons des jeunes, les familles rurales.

Enfin la culture n'est guère mieux lotie avec des baisses successives de subvention qui permettaient la production de pièces de théâtre ou qui servaient à financer des festivals de musique. En 2008 les aides ont diminué de 17 % pour ce qui concerne l'action culturelle.

 

 

 

Signature : Isabelle Le Blanc

 

Légende photo : Inquiétudes pour les salariés du Planning familial (photo Archives Claude Petit)

 

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Les contrats aidés accessibles au secteur associatif

Le Contrat d'accompagnement dans l'emploi. Les contrats emploi solidarité (CES) et emploi consolidé (CEC) ont été supprimés au profit du CAE. Son objectif est de “ faciliter l'insertion professionnelle des personnes sans emploi et/ou rencontrant des difficultés professionnelles et sociales de retour vers l'emploi ”. C'est un CDD de 6 mois minimum renouvelable deux fois dans la limite de 24 mois. La durée hebdomadaire du travail est de minimum 20 heures, sauf en cas de difficultés importantes de la personne embauchée. Les employeurs qui auront recours au CAE bénéficieront d'exonération de cotisations sociales à hauteur du Smic horaire et au prorata du nombre d'heures travaillées. En tout état de cause, l'aide de l'Etat ne peut excéder 95 % du Smic horaire brut.

Les contrats d'avenir. Certains allocataires du RMI, de l'ASS ou les chômeurs percevant l'API peuvent être embauchés au titre des contrats d'avenir. Le contrat d'avenir vise à permettre leur retour progressif dans l'emploi. Il s'agit d'un CDD de 2 ans, renouvelable pour 1 an. Pour les plus de 50 ans, il est renouvelable pour 3 ans. La durée du travail hebdomadaire est fixée à une moyenne annuelle de 26 heures. La convention doit prévoir des actions de formation et d'accompagnement dans l'emploi du bénéficiaire, ainsi que le référent chargé de suivre le parcours d'insertion. Une partie des aides est versée mensuellement à hauteur de 425,40 €. L'autre partie prend la forme d'une aide forfaitaire dégressive d'une durée maximale de 3 ans, versée par l'Etat.

Le CIVIS. Le contrat d'insertion dans la vie sociale nouvelle formule, le CIVIS s'adresse à des jeunes de 16 à moins de 26 ans ayant des difficultés d'accès à l'emploi. Les actions mises en place dans le domaine de l'orientation, de la qualification ou de la VAE, sont individualisées et prennent en compte les besoins du bassin d'emploi. Les missions locales et les PAIO signent une convention avec le jeune d'une durée d'1 an, renouvelable une fois si l'objectif n'est pas atteint. Lorsqu'ils sont majeurs, les jeunes sous contrat CIVIS peuvent se voir verser une allocation, pendant les périodes durant lesquelles ils ne perçoivent aucun autre revenu ou allocation. Cette allocation ne peut excéder 900 euros pour la durée du contrat.


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