31/08/2009
Cap-Gestion franchit le cap avec les TPE
ENTREPRISE. Créé il y a tout juste un an, Cap-Gestion apporte aux entrepreneurs une aide à la création, à la gestion et à l'organisation de leurs entreprises.
Nathalie Dujardin, bordelaise, a tout juste 37 ans quand elle crée sa propre société Cap-Gestion : « J'ai travaillé durant neuf mois pour développer et mettre en place un réseau avant de me lancer et de pouvoir démarrer avec mes premiers clients ». Une gestation volontairement longue, mais qui a porté ses fruits. La jeune entrepreneuse s'est tissée un réseau notamment par le biais d'Internet dans le but de se faire connaître. « Des débuts sur Viadeo puis sur Facebook et tout dernièrement sur Twitter m'ont permis de tisser ma toile et de me bâtir une réputation dans le milieu bordelais. Ces réseaux sociaux sont d'excellents outils ».
Riche d'une expérience professionnelle de 15 ans, spécialisée dans la gestion de la petite entreprise, Nathalie Dujardin a réalisé son rêve : créer sa propre entreprise. "j'ai été confronté à la liquidation judiciaire de la société informatique dans laquelle je travaillais. Je n'avais pas envie de partir à la chasse aux employeurs et 'avais très envie de pouvoir gérer ma propre activité. J'ai décidé de saisir l'opportunité. »
Première bougie
Spécialiste de la petite entreprise, Cap Gestion propose aux entreprises, et aux indépendants tels que les artisans, consultants, ou commerçants, différents services : L'aide à la création d'entreprise, mais aussi du conseil en gestion et organisation, de l'assistance administrative, de la gestion commerciale, de l'assistance marketing, de la gestion du personnel et de la paie, et de la formation aux outils de gestion.
Après plusieurs mois d'activité, Nathalie Dujardin a également dû répondre à un besoin important des entrepreneurs en matière de communication. « Les petites structures n'ont pas toujours le budget pour investir dans le volet communication, pourtant indispensable. De plus, leurs responsables n'ont pas forcément les compétences en la matière. »
Entourée d'une équipe de professionnels du graphisme et de la création de sites Internet, Cap Gestion a ajouté une nouvelle corde à son arc avec Cap Com. Ce dernier né, propose un service dédié à la communication des petites entreprises : identité visuelle, papeterie, plaquettes, conception de newsletter, sites internet ou blogs. Un site lui sera d'ailleurs totalement dédié dès la rentrée.
D'autres projets sont également en cours de maturation, comme des formations auprès de créateurs d'entreprise qui prendraient la forme d'ateliers personnalisés. Ces formations pourraient pourquoi pas, s'accompagner de coaching et de conseil.
« Pour réaliser ce dernier projet il est nécessaire que je trouve un local. J'espère que je pourrais le mettre en place en janvier prochain ». En attendant Nathalie Dujardin dresse un premier bilan très positif de première année d'activité : « J'ai beaucoup apprécié ce début de parcours, j'ai pu ainsi mesurer la solidité de mon réseau »… Et elle a d’autant plus raison que l’idée d’écrire cet article est venue en consultant ses écrits sur Twitter.
http://www.facebook.com/nathalie.dujardin
LEGENDE Nathalie Dujardin (Photo DR)
Isabelle Le Blanc
Blog note : L’agenda girondin de septembre
3 septembre : A 9h30 au 4 rue Jean-Jacques Rousseau à Bordeaux, le CIDFF Gironde (Centre d'information sur les droits des femmes et des familles) propose une réunion d'information sur une formation de 4 mois pour les femmes en recherche d'emploi ou souhaitant créer leur entreprise. Renseignements au 05 56 44 30 30
9 septembre : De 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures, au Site technologique de Marticotà Cestas, Bordeaux Productic organise une réunion sur le thème "Pourquoi et comment bénéficier du dispositif NACRE (Nouvelle aide aux créateurs et repreneurs d'entreprise)". Entretiens/diagnostics gratuits à tous porteurs de projet inscrits. Renseignements au 05 56 21 59 59
10 septembre : De 9 heures à 12 heures au CIF (Centre d'innovation et de formation), avenue Jean Alfonséa à Floirac, les Hauts de Garonne Développement, avec l'ADIE (Association pour le droit à l'initiative économique) organisent un atelier d'information sur le nouveau régime destiné aux créateurs de petite entreprise. Renseignements au 05 57 54 32 50
10 septembre. De 10 heures à 17heures (entrée gratuite) au Hangar 14, Quai des Chartrons à Bordeaux : Rencontres Jobs. Ce salon de recrutement dédié aux fonctions commerciales et métiers de la distribution réunira une vingtaine d'entreprises qui recrutent des jeunes diplômés, Bac+2 à Bac + 4/5, mais aussi des candidats ayant une solide expérience dans la vente terrain et les métiers de la distribution. Toutes les infos sur les postes proposés et votre invitation gratuite le site: www.jobrencontres.fr.
17-18 septembre : La Maison de l'emploi de Bordeaux met en place un atelier pour les futurs créateurs d'entreprise, avec 3 modules ("étude de marché", "plan d'affaires" et "statuts"). Jeudi de 9 heures à 17 heures ; vendredi de 9 heures à 12 heures. Ces rencontres se dérouleront à Cap Sciences, 20 quai de Bacalan à Bordeaux. Renseignements au 05 40 12 10 10.
17 septembre : Toute la journée, les 3 chambres consulaires d'Aquitaine (agriculture, commerce et industrie, métiers et artisanat) et le Conseil régional d'Aquitaine présenteront une "Journée de l'économie", sur le thème "Rebondir face à la crise". Elle se tiendra au Palais des congrès de Bordeaux.
22 septembre : La Maison de l'emploi de Bordeaux organise les Rencontres emploi handicap. Cette mise en relation entre les entreprises et les travailleurs handicapés qualifiés se tiendra toute la journée au Hangar 14, quai des Chartrons à Bordeaux. Renseignements au 05 40 12 10 11
12:19 Ecrit par Isabelle Le Blanc dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aquitaine, artisanat, bac, blogs, bordeaux, commerce, création, culture, développement, droit, emploi, entreprise, entretien
22/08/2009
Eric Guyomard. Passions : l’océan, le surf
PORTRAIT. Identité : Eric Guyomard. Lieu de résidence : Hourtin (Gironde). Profession : Moniteur de surf.
Cheveux longs délavés par le soleil, peau bronzée, lunettes de soleil, une planche à la main, le regard planté sur l’horizon : Ça, c’est pour l’image d’Epinal.
Loin de ces clichés éculés, il y a surtout une proximité avec la nature, un goût immodéré pour les sensations fortes, et une passion à assouvir. Certains ont la chance de pouvoir vivre de cette passion. C’est le cas d’Eric Guyomard, responsable et moniteur du Surf Club d’Hourtin.
Encore l’an dernier, il y était stagiaire BP JEPS. Son implication au sein du Surf club a fait le reste. Nommé responsable en mars dernier, Eric Guyomard est saisonnier cette année, au côté de trois autres moniteurs (dont un stagiaire BP). « J’ai toujours été dans les vagues depuis gamin. Même s’il y a encore cinq ou six ans, j’étais plutôt porté vers l’athlétisme. Et puis j’ai commencé à pratiquer le surf de manière plus intensive. J’avais déjà une expérience d’entraîneur et, sur les conseils de Fanfan, l’ancien responsable du club, j’ai fait cette formation BP JEPS ». Une formation qu’il a passée à la Fédération Française de Surf d'Hossegor. Tout récent ce cursus a remplacé le diplôme d’Etat déjà existant (voir blog notes). Eric Guyomard ne manquait pourtant pas de bagages : STAPS, DEUST, DEUG, Licence pro dans l’entraînement et le management de sport, il ne parvenait pourtant pas à trouver un emploi. Cette « petite ligne » ajoutée à son cv a fait la différence.
La journée type du jeune surfeur démarre dès 9 heures avec la gestion des plannings, la vérification du matériel. Puis les cours toute la journée, répartis en trois créneaux horaires. Et enfin, la partie administrative en fin de journée. « Comme je suis également bénévole au club, je finis en général vers 21 heures et ce, six jours sur sept. Ça me fait de bonnes journées » dit-il en souriant.
Un sport fédérateur
Les cours de surf se déroulent soit en groupe avec un moniteur pour huit personnes, soit sous la forme de cours particulier : « En juillet nous avons un maximum d’étrangers et en août le public est plutôt familial. » Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le surf ne concerne pas seulement les jeunes. Il vise aussi les enfants dès 7-8 ans et les adultes parfois quinquagénaires. Le plaisir est évident dans le discours du jeune moniteur : « c’est un métier passionnant. D’abord parce que nous sommes toujours en contact avec la nature et l’ambiance est excellente. Les gens prennent beaucoup de plaisir à apprendre cette pratique et nous faisons en sorte de mettre en place de bonnes relations. De toute manière, le surf est une discipline très cool ». Un métier qui, comme les autres, apporte aussi son lot de contraintes : « Nous sommes tributaires des conditions climatiques : quand il y a trop de vagues ou pas assez, nous devons expliquer pourquoi il est impossible de surfer ce jour-là. D’autre fois encore, l’océan est plus dangereux que d’habitude et nous devons redoubler de vigilance. C’est assez stressant lorsque nous devons passer plus de temps à surveiller qu’à mener notre cours à bien. Il nous arrive à tous d’ailleurs, de devoir intervenir mais nous sommes formés pour, ça fait partie du métier.»
Une fois la saison terminée, Eric Guyomard part pour le collège d’Hourtin où il exerce en tant qu’assistant pédagogique. «Cette année encore je vais rempiler sur le collège, même si je travaille encore une quarantaine d’heures par mois pour le club. J’espère qu’à long terme je pourrais cumuler mon emploi de saisonnier à un autre mi-temps ». En attendant, les activités du club doivent être organisées : Les compétitions à venir, dont la coupe de Gironde et la coupe de France, qui auront lieu respectivement les 5-6 et les 19-20 septembre prochain. Un voyage à l’étranger pour les surfeurs confirmés, licenciés du club. Et, pourquoi pas, l’achat d’un mini-bus pour les déplacements. En attendant, Eric Guyomard est positif « c’est une très bonne expérience qui pourra me servir à l’avenir et qui, pour l’instan,t me procure beaucoup de plaisir.»
LEGENDE : Tout juste âgé de 26 ans, Eric Guyomard est le nouveau responsable du club de surf d’Hourtin. (Photo I.L-B)
Isabelle Le Blanc
Blog note : Les métiers du Surf
Le titre offficiel du diplôme est : « Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport (BP JEPS) spécialité activités nautiques mention monovalente surf ». Le temps de décliner son titre de noblesse des mers et la vague est déjà passée. Autrement dit, « surfer professionnel » pouvant enseigner son art, avec la manière. Le titulaire d’un BP JEPS est avant tout un animateur. Il assure l’information et la prise en charge des publics et anime la structure au travers de l‘activité de la spécialité. Il assure la promotion de celle-ci. Il est aussi un pédagogue qui assure l’animation et l’encadrement des activités de la spécialité allant de la découverte à l’initiation et, selon les cas, incluant l’entraînement aux premiers niveaux de compétition. Il est également un organisateur et un gestionnaire qui participe à la mise en œuvre du projet pédagogique, à l’organisation et à la gestion administrative de son activité. Il travaille en équipe et participe au fonctionnement de la structure organisatrice responsable de cette activité. C’est enfin un technicien qui assure l’entretien et la maintenance des matériels utilisés. Le BPJEPS est délivré au titre d’une spécialité assortie, selon les cas, d’une mention monovalente ou plurivalente. A ce jour quinze spécialités sont offertes (10 relevant du secteur de l’animation sportive et 5 pour celui de l’animation socio-culturelle). Celui concernant le surf fait partie de la "famille" des activités nautiques. La formation au BP JEPS est constituée, pour chaque spécialité, à partir du référentiel professionnel défini dans l’arrêté spécifique de spécialité. Il s’agit de formation professionnelle, initiale ou continue basée sur le principe de la formation en alternance. Pour se plonger dans le bain, vous pouvez aller directement sur www.sports.gouv.fr et taper "surf" dans le moteur de recherche du portail gouvernemental. Si vous voulez quelque chose d'un peu plus fun, vous trouverez également des renseignements sur le blog de l'UCPA. Au-delà de la connaissance des différences entre longboarders, bodyboardeurs et autres kneeboarders, l'Union nationale des centres sportifs en plein air (UCPA) vous proposera un forum pour discuter, échanger ou vendre et acheter du matériel. Dans la partie réservée au surf, on vous expliquera le déroulé d'un stage, le matériel, etc. http://blogs.ucpa.com/surf/index.php
10:16 Ecrit par Isabelle Le Blanc dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : alternance, are, blogs, carcans, code, culture, cv, emploi, entretien, étranger, famille, formation, forum
15/08/2009
Juliette Plumecocq-Mech : Profession comédienne
PORTRAIT. Identité : Juliette Plumecocq-Mech. Lieu de résidence : Cap-Ferret. Profession : Comédienne. Passions : le théâtre, le cirque, l'humour.
Juliette Plumecocq-Mech, un nom pareil ça ne s'invente pas. Un personnage comme Juliette, non plus. Pétillante, drôle, infatigable, la comédienne est dans la vie comme sur les planches : Une personnalité hors du commun, à l'image de son parcours professionnel.
L'histoire a débuté au lycée : « Notre professeur de français nous faisait faire du théâtre. Nous apprenions un texte de Phèdre. Une copine m'a demandé de lui donner la réplique pour un concours. J'ignorais complètement de quoi il s'agissait, mais j'ai dit oui ». Le concours en question était celui du Conservatoire de Bordeaux Jacques Thibaud. Il permettait d'entrer en 1ère année d'initiation Arts dramatiques. « Quand je suis montée sur scène, j'ai donné la réplique à mon amie et j'ai dit aux membres du jury, que je voulais moi aussi, tenter le concours. Ils m'ont expliqué que ce n'était pas possible ». L'impossible ne faisant pas partie de son vocabulaire, Juliette Plumecocq-Mech a tout simplement refusé de descendre de scène. Elle déclamerait le texte de Phèdre, qu'elle avait travaillé en cours. Il faut croire que la pugnacité a payé. Sur la liste des reçus, figuré celui de Juliette Plumecocq-Mech. L'aventure a pu continuer, c'était en 1986.
Durant 3 ans, une première en initiation et deux autres en professionnelle, la comédienne a monté des spectacles avec d'autres comédiens. Plus ou moins élaborés, toujours décapants, les bars rocks bordelais se souviennent encore, des sketchs des « Anges Fhurieux » ou du « Théâtre Rauque ». Des années d'apprentissage qui oscillaient entre scènes burlesques et formation classique et solide du conservatoire.
Après la montée des planches, la montée parisienne
« Sitôt arrivée à Paris je me suis inscrite à des cours de clown avec 2 autres comédiens-amis. J'ai été engagé une première fois par une compagnie de clowns. Et puis très vite j'ai travaillé avec des artistes comme Jango Edwards ou les frères Colombaïoni. Ils m'ont beaucoup appris ». Quelques années plus tard elle monte la Compagnie 'Terrain Vague (titre provisoire)' avec Christophe Rauck. « Nous avions monté 'Le Cercle de craie caucasien' de Brecht avec seulement 400 francs. A la 1ère représentation nous avions 350 personnes dans le public. Immédiatement après, nous avons été invités à Berlin au Berliner Ensemble (Théâtre fondé par Brecht). La tournée de cette pièce a duré 2 ans. » Ont suivi d'autres pièces tels que "Le Rire des asticots" de Cami, "Dialogues Tétus", d'Isabelle Ronayette et de Ricardo Lopez Munoz. On la retrouve dans le « Revizor » mis en scène par Christophe Rauck. Egalement avec le colombien, Omar Porras pour « Maître Puntila et son valet Matti » où elle joue avec brio le rôle de Matti. Enfin dernièrement dans « Coeur ardent » d'Alexandre Ostrovski. L'actrice joue souvent des rôles masculins, elle aime cette ambigüité : « J'adore jouer les jeunes premiers, ça me permet de développer de nouvelles ficelles ».
Aujourd'hui, Juliette Plumecocq-Mech travaille toujours avec Christophe Rauck, une aventure qui dure depuis 17 ans.
LEGENDE : Juliette Plumecocq-Mech est en tournée dans le monde entier 11 mois sur 12. (Photo I.L.-B.)
Isabelle Le Blanc
Blog note : Mettre en scène sa formation
En France, les écoles de théâtre, comédie et autres arts dramatiques se comptent par millier. Il suffit de voir la pléthore de "liens commerciaux" qui apparaissent sur Google pour peu que vous fassiez une recherche "école comédien".
Cours Florent
L'une des écoles les plus connues sur la place parisienne est celle des cours Florent. Ouverte à tous, la formation professionnelle au métier de comédien de Florent dure 3 ans. Pour intégrer le cursus de formation d'acteur, il est nécessaire, pour les débutants, de pratiquer un stage d'accès et, pour les confirmés, de passer une audition. http://www.coursflorent.fr/
Plateforme officielle
Si vous préférez vous tourner vers "l'offre" officielle, vous pourrez faire votre choix parmi les dix écoles et conservatoires regroupés dans une "Plateforme de l'enseignement supérieur pour la formation du comédien : Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris, Ecole Supérieure d’Art Dramatique du Théâtre National de Strasbourg, Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre de Lyon, Conservatoire National de Région de Bordeaux, Ecole du Théâtre National de Bretagne, Ecole Régionale d’Acteurs de Cannes, Conservatoire National de Région de Montpellier, Ecole de la Comédie de Saint-Etienne, Ministère de la Culture et de la Communication, Ecole Professionnelle Supérieure d’Art Dramatique du Nord-Pas de Calais.
Le JTN
Ces dix écoles supérieures d’art dramatique ont harmonisé certaines de leurs pratiques en signant une plate-forme commune sur la formation du comédien. Le Jeune théâtre national (JTN) s’est vu confier la mission de mettre ces écoles en réseau pour développer et coordonner leurs différents systèmes d’insertion. Vous trouverez donc tous les renseignements sur http://www.jeune-theatre-national.com/ Par ailleurs, depuis début 2009, les professionnels peuvent consulter, sur le site du jeune théâtre national, un répertoire des artistes issus de ces écoles.
Le CNSAD
Parmi ces dix lieux de culte culturels, on peut mettre l'accent sur le Conservatoire national supérieur d'art dramatique (CNSAD), sans doute le plus prestigieux. Situé à Paris, il est dirigé par Daniel Mesguich. Sa bonne réputation s'explique notamment par la sélection sévère à l'entrée... avec seulement 2 à 3% d'admis chaque année. La durée des études est de trois ans. Chaque promotion compte environ 30 élèves (généralement 15 garçons, 15 filles) plus quelques stagiaires étrangers. http://www.cnsad.fr/interface.php
09:26 Ecrit par Isabelle Le Blanc dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aci, apprentissage, are, bordeaux, code, comédien, comédienne, communication, concours, culture, écoles, étranger, études
08/08/2009
N'est pas Lasserpe qui veut
PORTRAIT. Identité : Lasserpe. Lieu de résidence : Commensacq (Landes). Profession : Dessinateur de presse. Passions : l'actualité, l'humour et l'humour.
Il est tombé dans la marmite d'Hara-kiri quand il était petit. Qui ? Gilles Lafitte alias Lasserpe pour les aficionados du crobard.
Des gueules cassées, des regards à la limite de la niaiserie, la caricature est bien sentie, reconnaissable entre toutes. Les mots acides fusent, c'est drôle, parfois trash, surtout décapant. Lafitte avait les idées. Depuis que Lasserpe a chopé le style, la mayonnaise a pris et bien pris. Fluide Glacial, Psikopat, l'Humanité, Marianne, Politis publient tour à tour ses dessins. Un succès qui ne rassure pas pour autant le dessinateur : « Il ne faut pas s'endormir sur ses lauriers. Il faut garder la tête froide, s'il est difficile de percer dans ce métier, il est très facile de revenir à la case départ.»
C'était comment au départ d'ailleurs ? « Avant même que je ne sache dessiner, j'étais déjà dessinateur dans ma tête » dit-il le plus sérieusement du monde. Une carrière qui a débuté sur le tard. Mais pour être dessinateur de presse, rien ne vaut le terrain et les coups dans la gueule, comme dirait Lasserpe : « J'ai commencé à bosser très jeune et j'ai fait des boulots difficiles. Très vite mes idées se sont situées à gauche, mes lectures ont été à l'avenant : Le Canard enchaîné, Charlie Hebdo, Hara-kiri, Choron, Reiser, Cavana...Nous avions le même humour. Je trouvais la vie dégueulasse et il fallait que je le dise. C'est comme ça, que je supporte le monde».
De la table de restaurant à celle de dessin
Un premier travail dans la restauration à 14 ans en apprentissage, 90 heures de travail par semaine. Puis une reconversion dans la viticulture qui l'envoie tout droit dans le Jurançon. Là, du côté de Beaune, il sera maître de chai, il a 23 ans. « Je faisais des boulots très durs mais je savais que j'étais capable de mieux. A 28 ans, j'ai décidé que je serais dessinateur de presse. J'ai mis les bouchées doubles ». Des heures passées à dessiner : matin, midi et soir c'était sa posologie. « J'envoyais mes dessins au magazine Psikopat, je rêvais d'y être publié. Par chance, Claude Moliterni (directeur de la rédaction de Psikopat) me donnait son avis. Il trouvait mes idées bonnes, mais le dessin était à travailler. Pour être honnête, c'est vrai qu'ils étaient nuls mes premiers dessins. » analyse-t-il en riant. En attendant des premières publications dans des fanzines en 1994 et un an après dans Fluide Glacial. Enfin, en 1997, la pugnacité a payé. Un dessin dans Psykopat. Pour Lasserpe, c'est une consécration ! En 10 ans, une centaine de revues ont accueilli ses dessins. Revues hétéroclites, allant de la presse humoristique à la presse politique en passant par des supports plus institutionnels comme l'INRA ou la ligue de l'enseignement. « J'ai toujours eu carte blanche pour mes dessins et heureusement. Je peux même aller à l'encontre des idées de la revue, mais c'est pour ça qu'on choisit mes dessins : je suis libre. Si je me censurais, mes dessins perdraient tout intérêt. »
C'est sans bouger de son village, dans les Landes à Commensacq, que Lasserpe croque l'actualité. Toute la journée, France info en toile de fond, Internet pointé sur les revues de presse, Lasserpe dessine. « C'est un entraînement. A force de travailler, les idées arrivent rapidement. Le dessin n'a pas besoin de fioritures, seule l'idée est importante. »
Enfin, en janvier 2009, la publication de son premier album « Quelles journées, petit florilège de journées thématiques » et un tour sur les festivals de BD. « En ce moment les lecteurs sont très demandeurs de ce genre d'humour. Je le constate lors des festivals ou avec les réactions des internautes sur mon blog (1). C'est certainement cette période de crise qui veut ça. Pourtant, les dessins de presse sont les premiers à être virés quand les journaux veulent faire des économies. Ils n'ont rien compris !» A bon entendeur...
(1)http://lasserpe.blogs.sudouest.com/
Isabelle Le Blanc
LEGENDE Gilles Lafitte décape l’actualité depuis son refuge landais (Photo archives Nicolas Le Lièvre)
07:14 Ecrit par Isabelle Le Blanc dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
06/08/2009
A la conquête de l'Amérique du Sud (paru dans "Sud Ouest" le 1er août 2009)
PORTRAIT. Identité : Régis Durand. Lieu de résidence : Argentine. Profession : Cow-boy. Passions : l'aventure, les voyages, les rencontres.
L'histoire a débuté sur les terres girondines, au cœur d'une exploitation familiale. Régis Durand et son père rêvaient de grands espaces. Déjà, à cette période, le fils effectuait des voyages au Pérou et au Chili avec l'espoir d'y cultiver des asperges. Les possibilités en Argentine étaient alors immenses : Le prix des terres était raisonnable, la renommée de la viande argentine excellente. Le père de Régis Durand s'est emballé, son fils l'a suivi. Le projet a été ficelé en quelques semaines : ce sera un « campo » dédié au bétail sur 2500 hectares de terres argentines. Ni plus, ni moins. Nous sommes en 1996. 13 ans ont passé, Régis Durand revient sur cette aventure peu commune.
« A cette époque beaucoup d'exploitants comme nous se lançaient dans l'aventure notamment dans le nord de l'Argentine. Allemands, Belges, Français mais aussi Argentins du sud se côtoyaient régulièrement. Nous vivions dans une ambiance euphorique, tout était à faire alors ».
Quand l'aventure a débuté, l'exploitation située à Tacanitas dans la province de Santiago Del Estero, comptait 400 hectaresTucumán (Nord de l'Argentine). Passées les premières années difficiles, les Durand connaissent une période d'embellie. Ce qui leur permet de construire une maison sur le campo et de rendre l'exploitation viable. Le campo compte 4 salariés. Trois d'entre eux vivent sur place avec leur famille : « Nous pourrions presque monter une école avec les 16 enfants qui vivent sur le campo, précise en souriant Régis Durand. Nous entretenons de bons rapports avec les ouvriers du campo pour peu que je ne vienne pas faire le travail avec eux. J'ai essayé au début de défricher à leurs côtés mais ça ne leur plaisait pas du tout. Ils préfèrent faire le travail seuls. Chacun a trouvé sa place, moi je m'occupe de la gestion de l'exploitation, eux du bétail.» de terres défrichées. Le reste n'était que forêt. Après l'achat de quelques têtes de bétail, ces nouveaux éleveurs se sont rendus compte que l'argent manquait. « Ce sont nos 'peones’ (ouvriers) qui, ne voulant pas perdre leur emploi, nous ont conseillé de faire du charbon. C'est ce qui nous a permis de démarrer le campo. Nous couchions le bois, et nous semions de l'herbe. Avec le bois couché on faisait du charbon ce qui nous a payé les clôtures et le défrichage. Nous avons laissé notre cheptel se développer tranquillement et aujourd'hui on compte 800 mères. » La vente du bétail se fait sur pied auprès de commissionnaires pour être en grande partie consommé dans la province de
Tout n'est pas rose en pays argentin
Une sécheresse jamais vue en cinquante ans a frappé l'Argentine. Selon des estimations privées, les pertes générées par la sécheresse atteindraient 4 milliards de dollars. « La sécheresse a été difficile à vivre mais cela fait partie des risques de notre métier, nous l'assumons. Par contre la politique du pays rend les choses de plus en plus difficiles. L'Etat a mis l'Argentine par terre avant même que la crise mondiale ne se fasse ressentir. Le pays mettra des années à s'en remettre. » explique Régis Durand. En outre, les autorités argentines seraient plus corrompues ces dernières années, qu'elles ne l'ont été depuis 1995. Selon l'organisation internationale Transparency International (TI) (qui effectue, une étude annuelle sur la situation de la corruption dans 180 pays) : L'Argentine se classe 109ème pour l'année 2008.
« Nous ne sommes pas en mesure de vendre aujourd'hui, nous ne pouvons qu'attendre que la situation s'améliore. Mais si c'était à refaire nous referions la même chose, les erreurs en moins » conclut Régis Durand.
Isabelle Le Blanc
LEGENDE Loin de Tacanitas, Régis Durand revient en France de temps en temps pour voir sa famille. Photo IG
14:14 Ecrit par Isabelle Le Blanc dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : are, argentine, blogs, emploi, famille, gaucho, international, maison, photo, portrait, privé, profession, projet




