09/01/2010

Salon de l'étudiant : Une boussole dans le cartable

EVENEMENT. Inauguré hier, la 22ème édition du salon du lycéen et de l'étudiant sera ouverte jusqu'à dimanche. L'occasion pour les étudiants et leur famille de s'attaquer à l'épineux problème de l'orientation.

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Chaque année, le salon accueille 55 000 personnes (Photo archives Laurent Theillet)

Ils sont environ deux millions d'élèves des collèges et des lycées (1) à devoir faire un choix de formation, que ce soit en fin de troisième, de seconde générale et technologique, de terminale BEP, de terminale générale, technologique ou professionnelle. Un choix qui se pose également également à tout moment du parcours scolaire, pour ce qui concerne la poursuite des études supérieures mais aussi quand se pose la question d'une réorientation. C'est dire l'importance de la question.

Depuis hier, au Parc des expositions de Bordeaux, la 22ème édition du salon du lycéen et de l'étudiant tente d'apporter conseils et informations auprès du public, et ce jusqu'à demain inclus. Organisé par l'Etudiant, le rectorat de l'académie de Bordeaux et le Conseil Régional d'Aquitaine, ce salon regroupe des représentants de l'enseignement supérieur et des professionnels. 280 exposants sont présents pour un public attendu de 55 000 personnes. Si les élèves de premières et de terminale accompagnés par leur famille, sont les plus nombreux à se rendre à cette manifestation, beaucoup de bacheliers viennent pour y chercher une réorientation. Qu'ils aient un projet bien précis ou qu'ils soient encore incertains, l'orientation reste leur préoccupation majeure.

Afin de préparer le plus judicieusement possible la poursuite de leurs études, lycéens et étudiants ont à leur disposition des informations sur un large éventail de formations : Cursus supérieurs courts, longs, en formation initiale ou en alternance, à la fac, en prépa, dans les grandes écoles de commerce ou d'ingénieurs ou encore au sein d'établissements spécialisés. Les représentants de ces structures sont présents pour préciser les modalités d'admission, leurs cursus et diplômes respectifs. De plus, des professionnels de grandes entreprises (telles que banques, représentants d'experts comptables, médias,...) issues de domaines porteurs aborderont avec le public les aspects concrets du monde du travail. Les organisateurs du salon ont tenu compte du contexte économique actuel en faisant le choix de présenter des filières les plus porteuses d'emploi.

Autour du Salon

Outre les pôles universitaires, largement plébiscités, lycéens et étudiants suivent assidument les  conférences organisées tout au long du salon (dans le hall 2 du parc des expositions). Au nombre de 24, elles répondent à des sujets très éclectiques (voir ci-contre) et sont animées par trois ou quatre intervenants. Un journaliste de l'Etudiant coordonne ses conférences qui permettent de dialoguer et d'affiner ses connaissances en termes d'études et de métiers avec des responsables de formation, des professeurs, ou encore des directeurs d'écoles.

Le salon sera également l'occasion pour les organisateurs de remettre les trophées de l'étudiant. A l'initiative du Groupe l'Etudiant, ces Trophées ont pour objectif d'encourager les associations étudiantes locales à s'investir dans des actions ambitieuses, responsables et pérennes, dans le cadre de leurs écoles et universités. C'est un jury composé de spécialistes et de journalistes qui est chargé de sélectionner les actions étudiantes les plus prometteuses. Le premier prix est de 1 000 euros.

Parc des Expositions - HALL 2 à Bordeaux. Aujourd'hui samedi 9 au dimanche 10 janvier 2010 de 10h à 18h. Entrée gratuite. www.letudiant.fr

(1)Repères et références statistiques (RERS), MEN-DEPP, 2007.

Isabelle Le Blanc

19/12/2009

Quand l'alternance séduit trop

FORMATION. Alors même que les études en alternance sont plébiscitées par les jeunes et soutenues par le gouvernement, une grande majorité de ces mêmes jeunes peinent à trouver un employeur

 

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Les salons du recrutement en alternance, comme ici celui de Bordeaux en mai dernier, sont également de bons tremplins pour trouver un employeur (Photo Archives Eric Despujols)

Du BTS aux grandes écoles, en passant par l'université, l'alternance permet d'acquérir une solide expérience sur le terrain tout en suivant une formation qualifiante ou diplômante. Cette voie  permet à de nombreux jeunes de mettre un pied dans le monde de l'entreprise et de mener à bien leurs études, tout en étant rémunérés.

Appréciée pour sa capacité d'insertion professionnelle, l'alternance est une solution largement plébiscitée par les jeunes, par rapport à une formation classique. Parallèlement, cette formule bénéficie du plan de cohésion sociale lancé par le gouvernement pour revaloriser l'apprentissage et relancer l'emploi des jeunes. 500 000 apprentis, c'est l'objectif de ce plan social en cette fin d'année 2009. A titre d'information, ils étaient  407 809, en 2006-2007 (1) . Le développement de l'apprentissage dans les grandes entreprises et dans l'enseignement supérieur fait également partie du packaging.

Cependant, malgré tous les plans et la volonté des uns et des autres, le constat est amer : En période de crise, les entreprises trouvent rarement opportun d'accueillir des jeunes, même avec des aides. Trouver un employeur devient alors très difficile. Sylvie Termenière, chargée du recrutement des jeunes en alternance auprès de l'école Pigier de Bordeaux le confirme : « Sur 166 candidats que nous sélectionnons, seulement 30 d'entre eux trouvent un contrat. Il y a un énorme écart entre le nombre de demandes des jeunes et les possibilités qu'offrent les entreprises. Les dernières solutions apportées par le gouvernement ont très faiblement impactés cet état de fait.»

D'autre part, nous avions lancé depuis quelques semaines un appel à témoignages sur le Blog de l'emploi, concernant cette situation. De nombreux jeunes (dont la plupart souhaitait passer un BTS ou un diplôme supérieur) ont témoigné en ce sens : Malgré leurs multiples recherches, les employeurs qu'ils ont contacté ne souhaitent pas signer de contrat, qu'il soit de professionnalisation ou d'apprentissage.

Le parcours du combattant

Le Bac ES en poche depuis l'été dernier, Mike Maheu 19 ans, s'est orienté vers un BTS MUC (Management des Unités Commerciales) en alternance. Accepté d'abord à l'ICFA de Bordeaux Lac, il a participé à une réunion au mois d'août. Sur place, des renseignements sur la formation et une aide sous forme de réécriture de cv et de lettre de motivation. Pour trouver une entreprise en septembre, c'était court :

« Certains élèves y étaient apparemment arrivés, pourquoi pas moi. J'ai démarché les secteurs qui m'intéressaient le plus, c'est à dire les magasins de sport, de textiles et les grandes surfaces». Une multitude d'envois de cv, de démarchage directement auprès des entreprises et de petites annonces plus tard, il a fallu se rendre à l'évidence : la rentrée pour septembre à l'ICFA était ratée. Mike Maheu s'est alors tourné vers l'école Pigier de Bordeaux. Même combat ; ratée la rentrée d'octobre. Il reste encore une cession au 10 janvier prochain, sur laquelle le jeune étudiant compte fermement. « En attendant, j'ai trouvé un contrat en CDD dans un magasin de jouets pour ne pas rester sans rien faire». Inscrit au Pôle emploi, Mike Maheu a été dirigé vers la Mission locale qui lui a proposé des stages en entreprise. Proposition rejetée pour l'instant par l'intéressé : « Je préfère poursuivre mes recherches et j'espère trouver d'ici au 10 janvier ». (2)

Un autre témoignage, celui de Cédric, reçu au Campus de Bissy pour une formation en alternance  BAC+4 Chef de Projet Informatique. «J'ai essayé plusieurs méthodes de démarchage, on me répond : pas intéressés, ne prennent pas de contrat de professionnalisation, pas de budget suffisant... quand je reçois des réponses.» Là aussi son délai est extrêmement court avant d'être obligé de revenir à la case départ.(3)


(1) Source : Système d'information sur la formation des apprentis (SIFA).

(2) Vous pouvez contacter Mike Maheu à cette adresse : mikki33@hotmail.fr

(3) Vous pouvez contacter Cédric à cette adresse : cedriclhari@yahoo.fr

Isabelle Le Blanc

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Le blog notes de l'alternance et de l'emploi

Le site Alternancemploi.com, s'est spécialisé dans la formation en alternance. Ce site propose un annuaire des formations en alternance, qui permet, région par région, de découvrir des formations en alternance susceptibles de vous intéresser. Les formations en alternance sont classées par niveau de diplôme, ce qui simplifie la recherche. La même chose pour les offres d'emploi concernant l'alternance. Évidemment, dans cette rubrique là, le contenu est nettement moins abondant, mais a le mérite d'exister. http://www.alternancemploi.com

Le site e-orientations.com, appartient au groupe IDECOM (spécialisé dans la communication des établissements de formation, des entreprises et des fédérations professionnelles).  Sur la page d'accueil vous trouverez un onglet « 100% formation » sur lequel vous trouverez une rubrique « alternance ». En cliquant dessus vous trouverez un panel d'article traitant ce sujet et notamment des conseils pour trouver un employeur. Comme celui de trouver un employeur avant de trouver un centre de formation.
http://www.e-orientations.com

Vous pouvez toujours visiter l'étudiant.fr qui explique comment trouver un employeur, avec il est vrai, plus ou moins de perspicacité. L'article explique que le jeune peut s'adresser en premier lieu à son centre de formation. En réalité une toute petite partie des contrats sont signés grâce aux réseaux des écoles de formation. Une majorité des jeunes trouvent leurs employeurs eux-mêmes. Via les petites annonces, ce dont personne n'aurait songé à aller voir. Quant à la consultation de la rubrique offre d'emploi des régions, celle de l'Aquitaine est en berne. Sinon comme pour le reste, compter sur vous, les réseaux, la famille, les amis,...On dit merci qui  ? http://www.letudiant.fr/


3 questions à : Eric Lafleur, directeur de la Mission Locale Bordeaux Avenir Jeunes

blog emploi eric lafleur 2.jpgQuelle aide apportez-vous concrètement aux jeunes qui souhaitent faire une formation en alternance ?

Nos 21 conseillers accueillent les jeunes et les aident dans leur recherche et dans l'élaboration de leur projet. Nous recevons en moyenne 5000 jeunes pas an, dont 3000 sont suivis jusqu'à leur insertion. 200 d'entre eux entrent en apprentissage ou en contrat de professionnalisation. Nous les aidons également dans la prospection.

 

Quelle est la situation pour les jeunes bordelais qui recherchent des emplois en alternance ?

L'année 2009 a été très difficile et nous appréhendons 2010. Malgré nos efforts, les jeunes connaissent de grandes difficultés, y compris dans ce secteur de l'alternance. Trouver un employeur qui accepte les contraintes d'un apprenti n'est pas simple, c'est même aussi difficile que de trouver un emploi classique. C'est ce que nous essayons de leur expliquer.

 

Quels conseils pourriez vous donner aux jeunes en recherche d'employeur pour un contrat en alternance ?

En tout premier lieu il est impératif que les jeunes se préparent très en amont, c'est d'ailleurs pour cette raison que nous organisons un forum dédié à l'apprentissage en avril-mai. Il faut aussi qu'ils n'hésitent pas à faire des stages en entreprise pour se mettre dans le bain. Enfin, si vraiment ils n'arrivent pas à trouver, ils peuvent réintégrer, même pour une année, un cursus en formation initiale afin de se donner du temps pour trouver un employeur.

 

10/10/2008

Réorientation mode d'emploi

FORMATION. Vous avez plusieurs années d’expérience dans votre emploiet souhaitez-vous réorienter. Sud Ouest fait le point sur les dispositifs existants 1 La validation des acquis de l’expérience VAE

La VAE reconnaît pour toute personne le droit de faire valider les acquis de son expérience professionnelle (compétences « sur le tas ») en vue de l’acquisition d’un diplôme. La VAE s’obtient par certification (diplôme, titre ou certificat de qualification professionnelle), ces dernières étant recensées dans le répertoire national des certifications professionnelles.

Pour obtenir une VAE, une personne doit justifier d’au moins trois années d’activité en rapport avec le contenu de la certification. La démarche de candidature à la VAE est propre à chaque organisme certificateur.

Généralement, elle se déroule en deux étapes : la constitution d’un dossier dans lequel le candidat justifie de son expérience ; un entretien avec un jury afin de préciser des éléments du dossier et éventuellement une mise en situation afin que le candidat apporte la preuve de son savoir-faire.
Il est possible de faire financer les frais pouvant être demandés par des organismes certificateurs (OPCA-CIF, Fongecif…)


2 Congé pour création (ou reprise) d’entreprise

Ouvert au salarié qui souhaite se consacrer à la création ou à la reprise d’une entreprise, ce congé permet de suspendre son contrat de travail pendant une période et retrouver, si besoin, son ancien emploi.

Pour bénéficier de ce congé, le salarié doit justifier de deux ans d’ancienneté dans son entreprise. L’employeur n’est pas tenu de rémunérer le salarié, qui n’acquiert ni ancienneté ni congés payés et ne peut exiger de réintégrer l’entreprise avant le terme de son congé.
La durée du congé est d’un an, renouvelable une fois. La demande doit être adressée à l’employeur au moins deux mois avant le début du congé, par lettre recommandée AR. Elle doit préciser la date de départ prévue, la durée envisagée et l’activité de l’entreprise qu’il prévoit de créer ou reprendre.

L’accord de l’employeur est communiqué au salarié par lettre recommandée AR dans les trente jours suivant la réception de la demande. Passé ce délai, l’accord est acquis.

Le report est possible, sans justification, dans la limite de six mois à compter de la présentation de la demande ou si un certain nombre de salariés sont déjà en congé pour création ou reprise d’entreprise ou en congé sabbatique. Le refus est possible dans les entreprises de moins de 200 salariés si l’employeur estime que l’absence du salarié peut avoir des conséquences préjudiciables pour l’entreprise (la décision doit alors être motivée).


3 Congé individuel de formation

Le CIF permet à un salarié de s’absenter de son poste de travail pour suivre une formation de son choix et préparer ou passer un examen. Sauf accord, l’absence ne peut être supérieure à un an pour un stage à temps plein ou à 1 200 heures pour un stage à temps partiel.
Pour accéder au CIF, le salarié doit justifier de deux ans d’ancienneté dont un an dans son entreprise (trois ans dans les entreprises artisanales de moins de dix salariés).

Il doit présenter à son employeur dans un délai de 60 jours (ou 120 jours pour des stages d’une durée continue de plus de six mois) une demande écrite d’autorisation d’absence qui indique l’intitulé, la date d’ouverture, la durée de la formation, ainsi que l’organisme qui la réalise.
L’employeur ne peut s’opposer au départ en formation du salarié, mais il peut en demander un report de neuf mois maximum.
Le financement peut être assuré par le Fongecif, auprès duquel le salarié doit déposer un dossier. Le maintien de la rémunération n’est acquis que lorsque le FONGECIF a donné son accord, ce qui n’est pas assuré.

Selon les cas, celui-ci prend en charge 80 % ou 90 % de la rémunération habituelle du salarié, sauf si elle est inférieure à deux fois le SMIC. Dans ce cas, la prise en charge du salaire est alors totale.

Jean-Christophe Wasner

emploi@sudouest.com

05/09/2008

L'ADORA adore orienter !

ORIENTATION. L’Association pour le développement de l’orientation en région Aquitaine propose chaque mois une découverte collective des métiers

Créée il y a cinq ans, l’Association pour le développement de l’orientation en région aquitaine (Adora) est un organisme entièrement indépendant. « Nous ne sommes pas une structure commerciale » souligne son nouveau président Marc Fouquet. « Notre objectif n’est pas de faire de l’argent, mais d’être un outil au service de la formation tout au long de la vie. » En effet, l’Adora s’adresse aussi bien aux scolaires, aux jeunes curieux de leur avenir, qu’aux personnes recherchant un emploi, en passant par celles qui sont en situation de changer de voie professionnelle.

L’indépendance se traduit aussi financièrement et l’Adora ne dépend pas directement des Chambres consulaires ou de collectivités locales. En revanche, l’Adora répond parfaitement, sous forme de partenariats, à l’organisation d’événements placés sous l’égide de ces structures. D’ailleurs, on retrouve une représentativité assez vaste au sein des assemblées générales de l’association où le rectorat voisine avec les organisations patronales, les chambres consulaires ou les représentants de réseaux pour l’emploi.


Mise en relation. « La France est un pays ou l’orientation se fait essentiellement par filières professionnelles. Nous permettons l’orientation à partir des métiers et cela se traduit par des actions précises. » Plus exactement sous deux formes : l’opération Aquitaine-contact et les Découvertes Collectives Métiers (DCM). La première permet la mise en relation entre un professionnel et un jeune ou un adulte en cours d’élaboration d’un projet personnel (lire ci-dessous).

Quant aux DCM, elles se déroulent une fois par mois. « Depuis 2003, l’Adora a organisé une trentaine de Découvertes Collectives Métiers » précise Marc Fouquet. « Elles rassemblent à chaque fois une centaine de personnes autour de professionnels qualifiés dans un domaine précis et pour des métiers en tension, spécifiquement liés au tissu économique local ».


Programme. La prochaine DCM se déroulera le mardi 30 septembre à 14h30 à la CCI de Bordeaux et portera sur « Les métiers de l’aide à domicile ». Viendront ensuite « Les métiers de la logistique » (21 octobre à 14h30 à la CCI de Bordeaux) ; « Les métiers de l’industrie nautique » (13 novembre à 14h30 à Cap Sciences à Bordeaux) ; « Les métiers de l’hôtellerie restauration » (19 novembre à 9h30 à Floirac) et, pour terminer l’année, « Les métiers de la santé » (11 décembre à 14 heures à la Tour de Gassies à Bruges).

Ces réunions interactives sont ouvertes à tous, sur inscription préalable auprès de l’Adora ou des Missions locales. Leur principal intérêt repose sur les témoignages de professionnels d’un même secteur, complétés par une présentation du bassin d’emploi et des filières de formation. « Nous demandons aux personnes de s’inscrire afin de limiter le nombre, ce qui garantit la qualité des interventions », précise Thierry Rouby, l’un des permanents de l’association. Le programme de l’Adora repose sur 3,2 équivalents temps plein et 13 bénévoles.

Parmi ses projets, l’Adora vise à accentuer son développement territorial sur toute l’Aquitaine. « Nous avons également pour objectif, ajoute Marc Fouquet, de répondre encore davantage à une de nos missions : rendre les personnes acteurs de leur orientation, en développant notamment la connaissance de soi, en partenariat avec la Fondation JAE (Jeunesse avenir entreprise). »

Isabelle Le Blanc ADORA (Association pour le Développement de l’Orientation en Région Aquitaine) 20 rue de Grassi – 33000 Bordeaux - tél. 05 56 44 71 98 - E-mail : dcmadora@free.fr

24/08/2008

Les licences professionnelles : des formations en pleine expansion

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR. Cinq nouvelles licences professionnelles ouvrent leurs portes pour l’année 2008-2009

 


Que faire après un baccalauréat ? Une fois la célèbre épreuve de fin de second cycle passée, de nombreux bacheliers se sentent perdus dans l’immensité de l’enseignement supérieur, ne sachant pas forcément quel métier exercer. Les nombreux échecs en première année de licence sont là pour rappeler la difficulté à s’adapter au monde de l’université. Les universitaires soulignent le paradoxe du système Licence Master Doctorat. Une harmonie européenne qui manque de pratique professionnelle et ne propose que peu de relation avec les entreprises.


 

Objectif pratique. Les licences professionnelles ont été créées pour compléter et enrichir le système LMD. Ces formations courtes d’un an incluent un stage obligatoire de trois mois minimum pour permettre aux étudiants de s’intégrer dans le monde du travail tout en continuant d’acquérir des connaissances universitaires. L’objectif de ces licences pro est de favoriser l’accès au marché du travail pour les futurs licenciés. Mais les licenciés peuvent aussi poursuivre leurs études et postuler à un Master Professionnel.

Ces licences ont actuellement le vent en poupe. Elles fleurissent sur les campus, et reçoivent de plus en plus de demande. Cinq nouvelles licences professionnelles ouvriront ainsi leurs portes en Aquitaine pour l’année 2008-2009.

 


Sciences et Bâtiment. L’Université de Bordeaux 1 compte déjà 21 licences professionnelles qui vont de la production industrielle à la maintenance des systèmes informatiques. C’est la faculté d’Aquitaine qui regroupe le plus de licences pro. Trois nouvelles formations viennent s’ajouter à la rentrée 2008.

Une licence « conducteur de travaux de maisons individuelles » s’ouvre aux étudiants désireux de mieux maîtriser l’ensemble des techniques du bâtiment. Elle formera des futurs professionnels dans la construction des maisons individuelles.

La licence pro « Mises en œuvre, conception et assemblage des structures composites » se déroulera en alternance au lycée de la Mer de Gujan-Mestras.

La dernière nommée « Outils biotechnologiques au service des filières de productions agricoles » est tournée vers le développement durable dans les productions animales et végétales.

 


Bordeaux IV. La faculté Montesquieu de Bordeaux IV n’est pas en reste avec 16 licences pro. spécialisées dans le droit et l’économie. Elle accueillera en septembre prochain deux nouvelles licences professionnelles.

Une licence pro « Chargé d’affaires en informatique » formera des futurs professionnels en informatique qui joueront le rôle d’interface entre le client et les équipes techniques.

La seconde appelée « Entreprenariat » est ouverte à tous les porteurs de projet quel que soit le domaine envisagé.

 

Au final, la région Sud Ouest comptera 79 licences professionnelles à la rentrée universitaire 2008. Un chiffre qui ne cesse d’augmenter tant ce type de formation plaît autant aux étudiants qu’aux responsables d’université.

Romain Poujaud

27/06/2008

Universités : inscriptions modes d'emploi

CAMPUS. Le rush des inscriptions dans les facs commencera dès le vendredi 4 juillet, jour des résultats du bac. Voici la marche à suivre, pour les universités de Bordeaux


L'inscription en fac a lieu en deux étapes : l'inscription administrative, souvent avant la mi-juillet (paiement des droits universitaires, délivrance de la carte d'étudiant?) et l'inscription pédagogique (choix des filières, des options?), souvent en septembre. Voilà, ci-dessous, le processus qui va s'enclencher dans chaque université à partir du vendredi 4 juillet, jour des résultats du bac.



Bordeaux 1. La fac de sciences fait un gros effort sur l'inscription pédagogique. Du 7 au 12 juillet, tout lycéen avec le bac en poche est invité à découvrir les lieux à l'occasion de demi-journées d'accueil organisées en trois temps : projection d'un film présentant l'université, exposé sur les débouchés professionnels et entretien individuel avec un enseignant. Trente professeurs sont ainsi mobilisés. Attention : il faut venir muni de son relevé de notes au bac, du livret scolaire et de la fiche d'orientation active. L'inscription administrative a lieu dans la foulée. Renseignements : 05 40 00 66 42.


Bordeaux 2. Plus de 3 600 lycéens intéressés par la médecine, la socio, la psycho ou encore la biologie se sont déjà pré-inscrits dans la ou les filières de leur choix. Première étape à l'occasion de laquelle ils se sont vus remettre un numéro de dossier? qui leur permettra de confirmer ces v?ux en ligne dès que les résultats du bac seront connus. L'inscription pédagogique est prévue après le mois d'août.


Bordeaux 3. C'est la nouveauté de cette année : plus besoin de rendez-vous pour l'inscription administrative. Tout se fait sur le web ou par courrier postal. Sur le site Internet de l'université, les lycéens remplissent un formulaire et trouvent la liste des pièces à joindre à ce même dossier. Lequel doit être envoyé par courrier, d'ici le 20 juillet si possible, à la fac.
Inscriptions obligent, le personnel du service de la scolarité travaille jusqu'au 25 juillet, puis assure une permanence tous les après-midi du 21 au 31 août. Par ailleurs, trois téléphones rouges fonctionneront du 3 au 25 juillet, ainsi que du 1er au 25 septembre.


Bordeaux IV. Les terminales pouvaient saisir leur candidature jusqu'au 18 juin. Du 4 au 16 juillet, ils auront la possibilité de confirmer cette candidature sur le site de Bordeaux IV, et venir sur place où une équipe d'étudiants a été spécialement formée pour répondre à toutes leurs questions sur l'université de droit et d'économie.
À Bordeaux IV, comme dans les autres universités, l'objectif consiste à ce qu'un « maximum d'étudiants soient inscrits fin juillet, sauf cas particulier ».
Le rush des inscriptions dans les facs commencera dès le vendredi 4 juillet, jour des résultats du bac.Voici la marche à suivre, université par université.

26/06/2008

Appel à témoignages : nouvelles écoles, nouvelles formations ?

De nouvelles écoles ouvriront leurs portes dès septembre et proposeront de nouveaux diplômes dans la région. Vous venez de trouver une nouvelle filière ou vous venez de la mettre en place ? Avez-vous déjà inauguré une formation ? Partagez votre expérience sur ce blog en utilisant le lien “Commentaire” ci-dessous, ou envoyez votre témoignage par mail à emploi@sudouest.com

21/06/2008

Protection et sauvegarde du patrimoine : des formation spécialisées mais rares

FORMATION. La sélection est drastique, mais les écoles restent accessibles aux passionnés

Édifices, monuments, tableaux, meubles, vitraux, céramiques, sculptures subissent les outrages du temps. Le restaurateur démarre son travail par un premier diagnostic. Avant tout, il doit respecter l’authenticité de l’œuvre.

La restauration passe par la conservation et doit rénover le monument, le tableau, l’objet... à l’identique. Cela signifie donc considérer le style, l’histoire, respecter les matériaux et techniques d’origine. Les interventions varient suivant les objets et matériaux. Restaurer, c’est aussi prévenir les dégradations futures. Le restaurateur doit suivre une formation spécialisée, avoir de solides connaissances artistiques complétées par des compétences en physique-chimie.

Il peut exercer en exécutant des commandes émanant de l’État ou d’une clientèle privée, en tant que travailleur indépendant ou être fonctionnaire et travailler pour les Musées nationaux, les services d’archives, etc.

Formations.
La formation idéale est celle dispensée par le Département des restaurateurs du patrimoine de l’Institut National du Patrimoine : www.inp.fr
Une fois diplômé, vous pouvez présenter un dossier pour bénéficier de la bourse de la fondation Carnot, qui vous permet de poursuivre vos recherches : www.carnot.org
Vous pouvez aussi vous orienter vers l’école d’art d’Avignon ou l’école des Beaux-Arts de Tours (plus d’infos sur www.ensba.fr), pour un diplôme reconnu qui permet de travailler pour les musées nationaux ; ou à l’université pour les masters « Conservation, gestion et diffusion des œuvres d’art du XXe siècle », de l’université Montpellier III et « Conservation préventive du patrimoine » à Paris I sont en cours de refonte.
Le niveau de diplôme requis pour des formations spécialisées dans le domaine de la restauration et de la préservation sanctionne la fin d’un second cycle de l’enseignement supérieur homologué au niveau 2 (équivalent niveau BAC + quatre).
Le site du Centre National des Arts Plastiques www.cnap.fr liste les formations et allocations particulières destinées aux restaurateurs d’art.

26/04/2008

Nouveau diplôme à la rentrée 2008 : le BTS Notariat


notaire.jpg FORMATION. Dès la rentrée 2008, les bacheliers pourront s’incrire au nouveau BTS Notariat


Le groupe de travail composé de membres du Conseil Supérieur du Notariat et de l’Education Nationale a planché sur ce BTS Notariat pendant deux années. « Jusqu’à présent, il existait un diplôme de Clerc qui s’obtenait dans une école de notariat, mais qui avait le désavantage de ne pas être reconnu. Désormais les bacheliers pourront passer ce diplôme national » explique Marion Fribourg, professeur d’économie et de gestion, et membre du groupe de travail. Un changement de taille qui devrait selon toute vraisemblance attirer plus d’étudiants.


Une formation pratique. Afin de répondre aux besoins de la profession, cette formation a été axée principalement sur les pratiques notariales qui ont lieu sur le terrain. Pour permettre aux étudiants de passer plus aisément de la théorie à la pratique une douzaine de semaines de stages (exclusivement en office notarial) jalonneront les deux années de BTS.
« Les élèves aborderont toutes les pratiques notariales et auront, par exemple à leur disposition les logiciels utilisés dans la profession de manière à les rendre opérationnels dès l’obtention de leur diplôme ».
Ce BTS permettra d’accéder à différents métiers tels que formaliste, assistant ou secrétaire juridique, et négociateur immobilier. Les élèves qui disposent d’un bac général ou technologique, STG, ES ou L seront les candidats qui correspondront le mieux au profil des futurs diplômés du BTS Notariat.


Deux établissements en Gironde. D’ores et déjà en Aquitaine deux établissements proposent ce BTS pour la rentrée 2008 à savoir à l’Institut des métiers du Notariat de Bordeaux ainsi qu’au lycée public Fernand Daguin de Mérignac.
Ce dernier aura vocation à recevoir des étudiants venus de toute l’Aquitaine, aujourd’hui seul établissement public à proposé cette formation. Des places en résidence universitaire ont d’ailleurs été réservées par le CROUS , afin de recevoir les étudiants dans les meilleures conditions. Au total c’est une quarantaine d’élèves qui inaugureront cette formation à la rentrée 2008.
Ce projet a été initié pour plusieurs raisons notamment à la demande de la profession qui devait à la fois, faire face à l’accroissement du nombre des notaires, aux divers changements du métier mais aussi aux besoins accrus en collaborateurs spécialisés.


En pleine croissance. Les quelques 500 diplômés chaque année par les écoles de notariat ne suffisent plus à combler les besoins. Les futurs détenteurs de BTS et licences professionnelles qui sortiront des rangs des nouveaux instituts des métiers du notariat et des universités dès 2010, pour les toutes premières promotions, devraient pallier ce manque.

Effectivement, à l’horizon 2010, 1 400 à 1 500 notaires supplémentaires devraient être accueillis dans les offices existants, tandis que 200 nouveaux offices seront créés. Les collaborateurs au sein des offices suivent donc le mouvement : ils seront environ 50000 en 2010.
Les besoins s’avèrent donc massifs. D’ores et déjà, les difficultés de recrutement ressenties s’expliquent notamment par l’accroissement de l’activité immobilière dans ces offices qui a connu ces dernières années un contexte économique favorable.

« Pour les notaires, la recrudescence de diplômés répond à leurs attentes alors que du côté des étudiants il manquait un diplôme reconnu pour rendre ce métier plus attractif ». Deux attentes qui seront comblées dès la rentrée prochaine.


Isabelle Le Blanc
Photo Xavier Leoty

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